LES FONDEMENTS DE LA POLITIQUE ETRANGERE DU MAROC.

                       LES FONDEMENTS DELA POLITIQUE ETRANGERE 

                                                         DU  MAROC    Les récents événements qui ont secoué la ville d’Elayoun, n’auront été que l’arbre qui cache la forêt du voisinage inconstant hispano-marocain. Ils ont démontré, preuves à l’appui, la précarité et l’imprévisibilité du voisin du nord. 

   Le Maroc, qui s’attendait à des prises de positions tranchées de la part du gouvernement socialiste de Madrid, s’est trouvé incrusté dans un ballotage d’opportunisme pré-électoral, mettant aux prises  le P.P.E et  le P.S.E. 

      Ainsi, au lieu de tout faire pour ne pas tomber dans l’indésirable, le département des affaires étrangères marocaines, s’est maladroitement jeté dans un gouffre obscur et profond où foisonnent des populations de vipères impitoyables, rompues particulièrement aux morsures traîtresses et fatales. ! 

    La réalité toute crue, la vérité toute amère, nous semble-t- il, est à découvrir du côté de M. Affaires Etrangères qui manque lamentablement de vision, de stratégie, de tactiques, de démarches, de procédés, de procédures, qui agit en voyageant et qui voyage en agissant. ! 

      Il fait preuve d’une déficience politico-intellectuelle inadmissible pour le département, si sensible, qu’il dirige : un département où il n’y aurait pas de place pour des dormeurs, des somnolents, des sournois confirmés. 

      Les Affaires Etrangères ne requièrent plus des randonnées de plaisance, mais elles exigent plutôt des chevauchées impressionnantes, du point de vue du contenu, glaciales et discrètes du  côté de la forme. 

    En ce sens, le ou les locataires du siège imposant des A .E.M. devraient, avant et surtout bénéficier d’une vaste et remarquable panoplie de compétences communicatives, adaptables à toutes les situations prévisibles et imprévisibles. 

    Comment, ne comprennent-ils pas que les pays dits amis, pensent et agissent en termes d’intérêts, et s’ils font semblant de soutenir les causes marocaines, il va de soi qu’ils ne le font pas gratuitement, ni bénévolement. Ils ne sont pas disposés à faire le moindre cadeau dans de telles affaires. 

    La politique étrangère du Maroc est gérée au fur et à mesure que surgit un différend jusque là ignoré ou oublié. Ce sont les cas du Sahara, de Ceuta et Mellila, de la position marocaine au sujet de
la Palestine, et au sujet des différents foyers de tension de par le monde. 

   Le Maroc n’a pas sa propre politique étrangère, désormais il a tendance à compter sur des amis, il se dérobe…On dirait que sa politique étrangère dépend entièrement de l’extérieur. ! ./. 

DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI                                                                           

      

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