DESTINE AUX FEMMES… !

                                   DESTINE AUX FEMMES… !   N’attendez pas, Mme ! N’attendez plus, Mme ! Ne perdez plus votre temps à hésiter, à vous poser des questions du genre : et si, moi aussi, j’étais atteinte de cette maladie  qu’on appelle le cancer du sein ? Serait- il possible, imaginable, probable, que j’aie un cancer du sein ? 

  C’est ainsi qu’une angoisse indescriptible commença brutalement à s’installer, à occuper la vie de la belle dame, et que des idées noires se fixèrent; elle eut beau essayer de les chasser, de les effacer, de s’ en débarrasser, ses idées noires se nourrissaient discrètement et douloureusement d’un imaginaire débridé, mais avec une persistance macabre, avec une insistance qui se plaisait méchamment à faire souffrir âme et corps de la jeune dame, à la taille élancée et svelte, aux yeux tentant, en vain, de cacher un regard abattu, cherchant un néant d’espoir, d’une douleur qu’elle souhaitait  tant  partager, avec des êtres les plus intimes, les plus chers, les plus proches. 

    Un matin d’un hiver glacial, alors que Siham écoutait une émission de radio, son attention auditive fut subitement attirée par une voix, fatiguée, envahie par un désarroi si fort que la jeune femme   s’écroula, des larmes chaudes ruisselant de ses yeux,  des yeux qui en disaient long, telle une petite gazelle qui supplierait son prédateur de lui laisser la vie sauve. 

    Mon Dieu ! s’écria – t – elle, je ne comprends plus ce qui me prend. Serais-je folle ? Serais-je sous le coup d’une violente dépression nerveuse ?  Non ! Je  ne souffre de rien ! Je ne suis pas malade, de quoique ce soit, ajouta-t-elle comme pour se rassurer, se réconforter, se mettre en confiance. 

     A ce moment-là, elle entendit Naima Samih, la grande chanteuse marocaine, fredonner son air de prédilection : «  oh ! Ma blessure » : Naima Samih souffrante, mais refusant de se résigner,  se jurant de ne jamais renoncer à cette vie offerte par Le Tout Puissant, le Seul Créateur, l’Unique Guérisseur des âmes, des esprits et des corps. 

    Soudain, un miracle se produisit : elle réalisa que
La Science et le Coran avaient toujours affirmé les mêmes valeurs : face à un malheur, un croyant devrait chercher les voies et moyens susceptibles de s’en préserver, il en est de même pour des maladies : Dieu créa des maladies et créa des médicaments pour les traiter. 

    Ayant toujours gardé son dynamisme d’étudiante qu’elle fut, Mme Siham se reprit et se ressaisit tout à coup, s’extirpant d’une torpeur quasiment hypnotisante, paralysante : 

Mais, bien sûr !!! C’est ce que j’aurais dû faire depuis longtemps. !!!Que je suis idiote !!! 

    Elle savait scientifiquement, moralement, spirituellement, culturellement, que la prévention vaudrait mieux que mille traitements. 

     A partir de cet instant – là, elle décida de se rendre chez le médecin le plus proche pour un dépistage de cancer du sein, et ce pour deux raisons fondamentales : 1/Dans le cas où le dépistage se serait avéré positif, elle n’aurait pas perdu de temps pour le faire traiter à temps. 

2/Dans le cas où le dépistage se serait révélé négatif, Mme Siham se serait libérée de ses   angoisses malencontreusement néfastes pour sa santé, sa sérénité, morales et physiques. /.   DE VIVE VOIX : Mohammed  ESSAHLAOUI 

          

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