SYSTEMES DEMOCRATIQUES FRAGILES… ? !

                           SYSTEMES DEMOCRATIQUES FRAGILES… ? ! 

On assiste, ces derniers temps, à l’émergence d’un phénomène particulièrement ‘contagieux’, selon de grands politologues spécialisés dans l’évolution de jeunes états : la décision hâtive d’opter  pour « un processus de démocratisation irréversible. » 

En effet, ces décisions surprennent, tellement, les classes politiques et l’armée, qu’elles crient au scandale, et dénoncent un putsch diaboliquement déguisé en cadeau de Noël  envoyé du ciel, par le biais d’un messager divin, de haute confiance. 

  Quant aux grandes démocraties, elles gardent un silence hermétiquement diplomatique, sans commentaires, sous prétexte d’éviter toute ingérence dans les affaires intérieures des états souverains et, de surcroît, amis éprouvés. ! 

Dans les pays en voie de développement, les peuples, avec leur perspicace et clairvoyante sagesse, ont depuis fort longtemps compris et acquis que leurs dirigeants maîtrisent très bien les différents genres de putsch salvateurs, distracteurs, hypnotiseurs, galvaniseurs, et ainsi de suite, avant d’accéder eux-mêmes, à la haute magistrature. 

Toujours dans la même direction de réflexion, mais cette fois-ci concernant les chefs d’états sortants, qui refusent catégoriquement de passer les commandes du pays, aux chefs 

d’états entrants, encore frais émoulus. 

Comme cela est curieux de constater les divergences qui divisent les populations en partis de soutien de X, ou de Y ! Et comme cela est bizarre de remarquer des sursauts timides et feutrés de la communauté internationale qui, tout au plus, s’indigne, dénonce, fustige tel ou tel chef d’un même état au bord d’une malheureuse scission, qui n’attend qu’un signal d’ailleurs pour renverser la vapeur, de fonte en comble. ! 

Par conséquent, rien n’est moins sûr, tout se conjugue à un conditionnel appuyé volontairement d’un « peut-être » de tendance militaire, diplomatique, ou propagandiste, qui légitimeraient tous les aspirants au pouvoir.! 

Qu’est- ce que l’Union Africaine pourrait bien proposer comme solution à ces cas précis ? Qu’est- ce que toute la communauté internationale devrait faire dans pareils cas ? 

Lorsqu’un maillon du processus démocratique est touché, lorsque des états ne parviennent pas à sécuriser, à garantir, des élections, à n’importe quel niveau, lorsque des états peinent à convaincre au moyen d’arguments démocratiques appropriés, lorsque des états dominent leurs peuples par la force et la sécurité militaires, lorsque les Droits de l’Homme et les valeurs universelles  sont impunément bafoués… 

Lorsqu’enfin, il s’agit d’un système démocratique : décidé, imposé, proposé, offert, par un chef d’état qui porte son nom, cela reviendrait à affirmer et à confirmer la fragilité, la vulnérabilité, et donc la non-institutionnalité chronique de l’intégralité du système./. 

DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

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