REFERENDUM D’AUTO-DETERMINATION AU SUD DU SOUDAN .

            REFERENDUM D’AUTO-DETERMINATION AU SUD DU SOUDAN . Bientôt les populations du sud du Soudan, à majorité chrétienne, auront à se prononcer s’ils souhaitent se séparer du nord, ou s’ils optent pour le statuquo unioniste des deux parties  du pays. 

Selon des sources occidentales, bien informées, les jeux seraient déjà faits, et le résultat serait sans appel : désormais il y aurait  deux états  séparés par une frontière de plus de deux mille km de long.   

Le président soudanais Omar ELBACHIR aura beau tenir des discours rassurants de chef d’état avisé, l’Histoire ne se trompera  à son compte. Hormis ses slogans anti-impérialistes, ses grandes et impardonnables erreurs, les dysfonctionnements gravissimes de ses différents gouvernements, sont autant de maladresses ayant gratuitement contribué à précipiter le régime soudanais dans le cahot inévitable. 

Par ailleurs, il s’est attiré de graves ennuis avec la communauté internationale, en particulier les états occidentaux et le Conseil de sécurité de l’O.N.U., comme suite logique aux guerres du Darfour d’une part, et aux relations extrêmement tendues avec son voisin Tchadien. 

Aussi, dans ce sens, il serait intéressant de tirer un certain nombre d’enseignements qui ne manqueraient sans doute pas, d’alimenter des débats contradictoires fratricides, houleux, d’une acuité phénoménale, et de servir de référentiel éprouvé pour d’autres expériences. 

Le Président Elbachir est donc responsables de toutes les affres et malheurs qui ont frappé ce grenier d’Afrique, cet état particulièrement riche en ressources humaines et naturelles impressionnantes. 

Sur le plan intérieur, l’opinion internationale constatera, en plus d’une très mauvaise gestion des affaires du pays, à tous les niveaux, son implication personnelle dans la quasi totalité des conflits qui ont déchiré, meurtri, brisé, ce qui restait de l’unité nationale, au sein même de son propre parti. 

Sur le plan extérieur, il importe de souligner le nombre alarmant d’ingérences d’états dans les affaires soudanaises : des donneurs de leçons,  des comploteurs, des fomenteurs de troubles : Le Soudan est ouvert à tous les dangers, il est malade, habité par des populations paupérisées, malades, désespérées, abandonnées, trahies, par des personnalités politiques, et par les multiples instances d’un état déjà profondément divisé dans les faits. 

Le référendum de l’auto- détermination du peuple soudanais, aurait pu être reconverti en un référendum d’autonomie, si les responsables soudanais avaient priorisé l’unité nationale  en pensant avant tout, en agissant avant tout, en s’investissant avant tout dans ce qui unit, et non pas dans ce qui désunit les innocentes populations du grand Soudan Africain. /. DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

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