POUR UN REEQUILIBRAGE DU PARTENARIAT…!

                           POUR UN REEQUILIBRAGE DU PARTENARIAT                                              MAROCO-EUROPEEN… ! 

  La notion de partenariat entre des états, à force d’être systématiquement employée dans la quasi-totalité des domaines de la vie des pays en voie de développement, finit tellement par se banaliser, qu’elle semble actuellement perdre toute valeur sémantique d’une quelconque fonctionnalité sectorielle déterminée. 

Adoptée, en Occident, pour définir et préciser des types d’échanges qui régissent, d’un commun accord, des rapports inter états souverains, garantissant nécessairement des intérêts réciproques, et accompagnant méthodiquement les processus de leur développement durable, elle aura été, dans la plupart des cas, précédée d’une phase de coopération tous azimuts, entre un certain nombre d’états constituant une communauté, aux préoccupations et aux intérêts communs. 

  Force est de constater, que de tels accords de partenariats font souvent l’objet de consultations populaires préalables et de révisions régulières, dictées par des soucis justifiés d’évaluation et de régulation rigoureuses. 

S’agissant du cas du Maroc, nous pensons, en tant que citoyens, que les choses sont allées très/trop vite, compte tenu de la conjoncture géo-économico-politique, qui prévaut au Maghreb en  général. 

Le Maroc est laborieusement attelé à défendre le dossier de son intégrité territoriale d’une part, et à consolider les fondements démocratiques de base de son développement durable, d’autre part. 

Ce sont là,  deux projets stratégiques qui nécessitent des investissements colossaux, en plus d’une percée diplomatique de pointe. Des contraintes de cette taille, croyons-nous, seraient de nature à créer un désavantage pesant pour les négociateurs nationaux. Du coup, nous semble-t-il, le Maroc risque de mener ses négociations avec ses interlocuteurs européens, en position de faiblesse calamiteuse. 

Ainsi, loin de favoriser la formule «  gagnant-gagnant », le partenariat pourrait tourner court, et revêtir une anomalie effrayante du genre « perdant-gagnant » malgré les bonnes intentions fâcheusement trompeuses. 

Un cadre de partenariat plausible et acceptable par les citoyens, doit obéir à des normes strictes : le respect et la reconnaissance mutuelle des intérêts, l’égalité des chances. Sinon il risque de se transformer en un cadre d’exploitation du faible par le plus puissant, du demandeur par le donateur. Dans ce genre de partenariats, les critères de conditionnalité 

ne pardonnent guère. 

 Avec le temps, le partenaire demandeur, ne peut plus reculer devant  son partenaire désobligeant, et de plus en plus exigeant : et cela n’est plus du partenariat, c’est autre chose. ! ./. DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

                                                                              

Laisser un commentaire