LA REVOLUTION POPULAIRE EST UN PROCESSUS… !

                
LA REVOLUTION POPULAIRE EST UN PROCESSUS… ! 

    Nous avions souligné, dans un précédent article, la nécessaire action d’apporter quelques éclairages d’ordre sémantique, relatifs aux concepts et vocables, récemment utilisés indifféremment comme : mécontentement, colère, troubles, soulèvement, révolte, révolution/…/ 

Les derniers événements ayant brutalement secoué 
la Tunisie, l’Algérie, l’Egypte, le Yémen, s’ils ont en commun des motifs déclencheurs, ils ne sauraient être rapportés sans la moindre nuance sémantique, ne seraient-ce que par l’ampleur, la violence, selon les cas, ou  le degré de mobilisation des acteurs en présence. 

Ainsi, relater une simple escarmouche entre des manifestants et des services de sécurité, ne devrait aucunement se confondre soit maladroitement, soit intentionnellement, avec de véritables échauffourées ayant occasionné des blessés graves et des dégâts considérables. 

En tout état de cause, il importe d’agir le plus objectivement possible, évitant ainsi de prendre telle ou telle position, qui porterait malencontreusement atteinte à la sacrosainte neutralité de la profession. 

Procédons, alors, par élimination. Il serait particulièrement préjudiciable d’utiliser le vocable ‘putsch ou coup d’état militaire’, alors qu’il s’agirait, en réalité, d’un mouvement de révolution populaire. 

A l’inverse, ce serait contribuer à induire en erreur, à mentir, que de présenter un putsch militaire, comme une véritable révolution populaire, pour des raisons que l’on connaît fort aisément. 

Essayons, un instant, de mesurer pareilles énormités rédactionnelles affectant l’art d’écrire, de penser, pour mieux informer. ! 

Depuis les années 1950, tout le monde arabe ne parlait que de révolutions radicales, dont étaient fiers peuples et gouvernants, sachant que dans la réalité, ce fut l’œuvre d’une junte militaire qui se proposait en premier lieu, de combattre et d’exterminer les savants et les penseurs, honnêtes théoriciens des marches révolutionnaires étouffées dans l’œuf. 

Il a fallu souffrir, gémir, mourir, pourrir, moisir, dans des pays prisons avant de voir éclore les premières révolutions populaires, intégralement encadrées, planifiées par une jeunesse incorrompue et incorruptible. Désormais, et en toute transparence, il s’agira de faire tomber les dictateurs, et d’enclencher des processus, à court, à moyen, à terme  de révolutions populaires, bases fondamentales de démocraties de faits véridiques et non de slogans mensongers./. DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

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