COMMENT EVITER LA RECONSTITUTION DU SCENARIO IRAKIEN…

COMMENT EVITER
LA RECONSTITUTION DU SCENARIO   IRAKIEN… ?!                                                                                      
                             

  
La Libye,
la Jamahiriya de Kadhafi, n’est ni
la Tunisie, ni l’Egypte, ni tout autre pays ayant vécu ces derniers mois, des mouvements de soulèvements, puis de révoltes, et enfin de révolutions. 

 Il ne faudrait pas s’attendre non plus,  à voir sur le terrain des signes de dénouements de cette crise aux caractéristiques uniques et inédites. 

Tout d’abord,
la Libye est un grand pays producteur et importateur de pétrole. Les accords qui le lie à l’occident, entendons par là, les superpuissances, prouvent que ces dernières ne sauraient, ni ne pourraient facilement se passer, économiquement, stratégiquement, du rôle, de la place, et des facilités d’approvisionnement des marchés en hydrocarbures,  de meilleure qualité. 

Par ailleurs, l’état libyen, ne l’oublions pas, avait négocié avec l’Union Européenne, et particulièrement avec les états  de la rive du nord  méditerranéen, des accords extrêmement importants  et sensibles, sur le rôle jugé déterminant de
la Libye, en tant que digue naturelle, tout indiquée, pour  contenir les flux migratoires de clandestins venus de toutes parts, moyennant en contrepartie, des sommes en devises fabuleuses, d’une reconnaissance sans limite, mais surtout d’un silence hermétique, au sujet des atteintes gravissimes aux droits de l’homme, perpétrés sauvagement, et impunément par l’état libyen . 

Et puis, de par la place géopolitique, qu’occupe
la Libye au Grand Maghreb et surtout de son voisinage avec les pays du Sahel,
la Libye est potentiellement capable de servir de plaque tournante aux caravanes de commerces, d’échanges, de trocs, bref de transactions financières mirobolantes. 

Ajoutons à tout ce qui précède, les facilités inouïes du système, dont jouissent les trafiquants de drogues, de produits de contrebandes,  de commerce routinier d’armes sophistiquées. 

 Le spectre d’AQMI au Sahel, profite intelligemment de telles  facilités géographiques et logistiques, que le vaste désert libyen offre à la circulation fluide des biens et des personnes.                                                                                                                                                                                                         

Conscient de tous ces avantages naturels, matériels, le fougueux Colonel Mouammar Kadhafi décida depuis fort longtemps, d’en tirer de grands profits et d’en faire ses principales raisons de chantages, aux conditions et aux enjeux inestimables. 

Grâce à sa stature particulièrement imposante, à ses discours fantasmagoriques, à ses stratégies oratoires diaboliques, Kadhafi a su et a pu tromper tout le monde, menacer  tout le monde, durant plus de  42 ans de franche dictature inhumaine, sauvage, démentielle, pendant lesquels il éprouvait un énorme plaisir à prendre des bains de foules consentis et imposés. 

Depuis l’affaire de Lockerbie, se voyant étroitement surveillé, par une armada de services secrets de tous bords, il se plia tactiquement aux interpellations successives des U.S.A. qui soupçonnaient, et à juste titre, Kadhafi de posséder tous les ingrédients nécessaires pour la fabrication de l’arme nucléaire, y compris évidemment, de grosses quantités d’uranium traité. 

C’est à partir de ces éléments aux traçabilités indiscutables, et compte tenu de la présence en territoire libyen de nombreux mouvements accusés par l’administration G.W.B. d’entretenir des contacts suspects avec des organisations  du terrorisme international, que les superpuissances prirent la décision de maintenir Kadhafi  sous pression intense. 

Alors, il commença à donner des signes de vulnérabilité absolument confirmée. Ce qui le poussa à faire des concessions aux U.S.A. , à
la G.B. , à
la France(entre autres) : il offrit ses bons et loyaux services appliquant la règle d’or : mieux savoir, pour mieux servir. 

Il dut signer des accords d’armements avec des superpuissances dont
la France, les U.S.A.,
la Russie, l’Italie…pour s’acheter leurs faveurs. 

Le colonel Kadhafi a trahi la confiance du peuple libyen , qu’il malmenait sadiquement ; mais il a accusé, à son tour, de nombreux chefs d’états de trahison. 

Tel que le connaissent les chefs de tribus, ses plus proches compagnons, le peuple libyen, les chefs d’états qu’il a côtoyés, il a certainement manigancé une stratégie d’homme hautain, à l’orgueil démesuré, et irrémédiablement blessé, lui,’ le meneur de foules, le meilleur de tous’, il serait capable de se transformer, en victime. 

Ainsi, Kadhafi chercherait à attirer les superpuissances dans un piège ultime : pousser les armées coalisées à attaquer
la Jamahiriya, ne serait- ce qu’une seule fois, dans le but de jouer à fond sa carte de prédilection, sa victimisation, après les souffrances atroces qu’il aura fait subir, inhumainement et lâchement, au peuple libyen innocent, durant plus de 42 ans de dictature, qui n’a pas de nom, ni de visage : un score terrible./. 

DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

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