MAROC : LES RETS D’UNE BUREAUCRATIE CHRONIQUE… !

        MAROC : LES RETS D’UNE BUREAUCRATIE CHRONIQUE… !                                                       (Suite) 

        Nous avions évoqué, dans un précédent article, l’intérêt et l’importance des sondages d’opinions, pour contribuer à lutter efficacement contre les effets néfastes d’une certaine  bureaucratie qui a tendance à ternir l’image d’un nombre considérable de départements nationaux. 

Par ailleurs, il serait opportun de déconseiller l’emploi abusif, d’un métalangage encombrant, essentiellement dans des situations de communication orale ou écrite, avec des publics profanes ou insuffisamment initiés. 

Pour illustrer nos propos, nous avions jugé pertinent de prendre, comme exemple, un concept qui circule actuellement dans presque toutes les administrations nationales, régionales, provinciales, ou locales- la bonne gouvernance- traduit en arabe : Alhakama Aljayida (signalons en passant, que le qualificatif «  bonne » ne signifie pas forcément « Aljayida ») 

Il ne serait pas inutile de rappeler que la notion de « gouvernance », renvoie dans un sens, à l’acte de gouverner, qui signifiait, pratiquement, administrer, diriger, commander, gérer. Entendons par-là, que tout responsable ou chef d’un service administratif, était considéré comme représentant, ou faisant partie, du gouvernement central et centralisé. 

Avec le temps, plus précisément en 1990, la notion de bonne gouvernance, commença à conquérir les espaces dits administratifs, à tous les niveaux de la hiérarchie classique. 

Les processus de décentralisation et de déconcentration aidant, on opta pour le partage des pouvoirs et surtout des responsabilités. Ce fut la raison essentielle pour laquelle les notions de responsable, responsabilités, responsabiliser, responsabilisation, impliquer implication, associer, association,                                                                          participer, faire participer, partenaires, partenariats…etc. devinrent de plus en plus récurrentes, dans presque tous les discours à vocation explicative, expositive, descriptive,  démonstrative, sensibilisatrice, mobilisatrice. 

N’oublions pas que ce faisant, dans plusieurs pays en voie de développement, l’air frais de la démocratie se mit à souffler. Il annonçait l’ère des remises en question de toutes les pratiques administratives, et à tous les échelons de la responsabilité, sans aucune exception, sans le moindre tabou : en toute transparence. 

Mais, car il y a un grand « mais »,  autant de principes fondamentaux pour une bonne gouvernance, ne pourraient se traduire concrètement sur le terrain, en comportements perfectibles, sans le développement tous azimuts d’un état de droits, foncièrement déterminé à relever les défis d’une bonne gouvernance, à même d’éradiquer les habitudes et les dispositifs ralentisseurs d’un développement durable et crédible  ./.                                                    

DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

                                                              

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