LES ENJEUX DE L’ASSISTANCE OCCIDENTALE AUX PAYS …!

LES ENJEUX DE L’ASSISTANCE OCCIDENTALE AUX PAYS                         EN VOIE DE DEVELOPPEMENT… ! 

    Qu’il s’agisse, d’appui, d’aide, de soutien, de coopération, ou par euphémisme diplomatique d’accompagnement de développement durable, les dessous des accords d’assistance, ne seraient-ils pas les mêmes, à une différence près ? 

Certes, les nuances sémantiques comptent beaucoup, surtout si la partie assistée   tient à ce que l’on fasse prévaloir sa « souveraineté » et qu’on la respecte, un tant soit peu, ne serait-ce que par hypocrisie, ou en réponse à un sursaut d’amour propre national. 

Néanmoins, son statut de demandeur-quémandeur, lui réserve, qu’elle le veuille ou non, une position inconfortable d’infériorité par rapport à la partie donatrice. 

L’Occident ne « roule » jamais, disent les experts, pour d’autres pays. Pas plus pour les idées abstraites, genre Liberté, Démocratie, Paix, Justice. Ce qu’il défend farouchement, ce sont avant tout, ses intérêts. Car en définitive, et à voir les choses de très près, les puissances occidentales ne sont « outillées » que pour leurs intérêts. Cela a toujours été ainsi, depuis les vieux temps de l’humanité. 

C’est justement, ce que les dirigeants des pays assistés cachent soigneusement à leurs peuples, à savoir le prix qu’ils auraient donné pour obtenir des facilités d’assistance de toutes natures, sur tous les plans.         

Dès lors, ils dépendent totalement, et jamais partiellement, des puissances « généreuses » qui les soumettent à leurs conditions exorbitantes, sans la moindre hésitation, ni le moindre scrupule. Et c’est ainsi que le cercle vicieux ne pardonne guère, et que l’étau se resserre lentement, inéluctablement, puissamment autour des populations assistées, sans qu’elles sachent aucunement de quoi il s’agit réellement. 

Alors, à ce moment-là,la Banque Mondiale et le F.M.I. s’en mêlent pour imposer leur politique d’austérité sauvage, une politique qui contribue, dans une grande mesure, à une paupérisation  sanguinaire des populations innocentes, déjà meurtries sous le coup de la vie chère, et des conditions de vie particulièrement difficiles. Elles ne s’en remettront presque jamais. ! 

Rien n’est gratuit, les aléas sont perpétuellement aux aguets. Le sort des pays assistés dépend entièrement du bon vouloir des puissances occidentales et des multinationales, de véritables sangsues, d’impitoyables  vampires, toujours assoiffés de sueur et de sang humains, à bon marché. 

Quand bien-même, les pauvres pays s’ingénient-ils à tenter de sortir du marasme socioéconomique, sociopolitique, duquel ils souffrent, ils ne trouvent aucune solution à l’aporie qui taraude les esprits. 

L’unique alternative qui reste aux peuples mal informés parce que mal gouvernés, c’est, paraît-il la rue, espace idéal pour se libérer des contraintes quotidiennes d’une vie insoutenable, sans perspectives plausibles, ni lendemains « glorieux » : les jours glorieux étant réservés aux dirigeants qui parviennent, malgré tout, bon an, mal an, à entretenir des espoirs illusoires adaptables aux humeurs de leurs peuples. /. 

DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

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