APRES DES REVOLUTIONS, DES CONTRE REVOLUTIONS… !

                    APRES DES REVOLUTIONS, DES CONTRE REVOLUTIONS… ! 

     Comme s’il s’est agi d’un rêve après la prière d’Alfajr, les Tunisiens, les Egyptiens, les Yéménites, les Bahreinis, les Libyens, les Syriens et bien d’autres, se sont réveillés au lendemain de nuits particulièrement laborieuses de manifestations scandant d’une seule et unique voix populaire : « le peuple veut la chute du pouvoir. » 

    Mais, c’était prévisible, si les dictateurs tombaient, les digues de leurs dictatures résisteraient, un certain temps, aux ras de marrées des masses populaires, chaudement galvanisées, du Golfe à l’Atlantique, par une jeunesse longtemps et injustement mésestimée,  incapable de relever le moindre défi sociopolitique ou socioéconomique. 

   Ainsi, dès le soulèvement des Tunisiens, et des Egyptiens, de nombreux signes prémonitoires qui ne trompent guère, se sont manifestés dans la rue : ripostes violentes des services de sécurité, en uniformes et en civil, représailles féroces perpétrées par des groupes armés de matraques et de canons lacrymogènes, enlèvements systématiques de jeunes militants,  incendies de lieux scrupuleusement ciblés par des auteurs « anonymes », et autres etc.   

    Au fur et à mesure que les heures et les jours passaient, les choses se compliquaient sensiblement, à tous les niveaux et sur tous les plans. Le monde occidental suivait de très près et attentivement l’évolution des mouvements populaires qui se transformaient sûrement, rapidement, en véritables révolutions enclenchées, non plus pour de simples revendications d’ordre strictement matériel, mais plutôt pour  des changements en profondeur des régimes dictatoriaux sur place.   

   Pendant ce temps, les autres états arabes attendaient fermement leur tour, en activant les différents systèmes de défense de la sécurité territoriale, ainsi que les nombreuses polices parallèles jusque-là inconnues de la population. 

   Une telle attente aura été d’un grand bénéfice, suffisamment exploité par les autres régimes qui se sont employés à étudier l’appareillage révolutionnaire en Tunisie et en Egypte afin de  concevoir des plans prévisionnels pour parer à toute éventualité.    Cette préparation a visé des aspects sécuritaires, et des aspects de propagandes contre révolutionnaires. 

    Le processus qui a été soigneusement analysé a été le suivant : des manifestations qui dégénèrent en révoltes ; puis pour y croire,  une résistance accrue en vue de gagner le ralliement de plus en plus important de participants ; enfin suivait l’occupation de points sensibles de la rue ; la suite on la connaît. 

   Alors, des contre attaques se préparaient  et se préparent toujours, dans tous les pays arabes avec, cette fois-ci,  un appui et un soutien consistants,  essentiellement en matière de savoir faire, des services secrets de puissances étrangères «  amies ». 

   Il  s’agit dès lors, pour les états arabes  d’adopter la stratégie du pourrissement des situations, en semant la zizanie dans les rangs des véritables militants, en noyautant les mouvements révolutionnaires par tous les moyens, y compris des menaces et des promesses de différentes natures. 

  S’il faut à tout prix catégoriser les révolutions arabes, on pourrait les classer comme suit : 

   1/ Celles qui sont encore au stade de gestation, de «  tâtonnement méthodologique ».    2/ Celles qui ont partiellement abouti. 

   3/ Celles qui sont sérieusement menacées, contre attaquées.    4/ Celles qui sont sous le coup de répliques, dans les deux sens.                      

    (Sans commentaire)    DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             

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