POUR LA DEMOCRATIE DE L’OPINION.

               POURLA DEMOCRATIE DE L’OPINION. 

La démocratie n’a jamais été une fin en soi, mais plutôt un ensemble cohérent de moyens, de mécanismes, mis en œuvre au service d’une bonne gouvernance, dans le but ultime de réaliser des performances optimales de gestion de la chose publique. 

Parmi les moyens d’opérationnalisation des objectifs dits constants, figurent en premier, les règles de transparence, et de l’égalité des chances qui accompagnent la concrétisation matérielle des projets de développement durable. 

Contrairement à certaines représentations qui ont tendance à classer ces règles/conditions sur le même pied d’égalité que la démocratie elle-même, cette dernière demeure en toute priorité, la reine qui ne gouverne pas directement, mais qui joue le rôle de garant-dénominateur commun-d’une synchronisation aussi parfaite que possible, d’une harmonisation sans faille,  entre la liberté, la justice, la paix qui demeurent abstraites tant qu’elles ne sont pas ou point suffisamment traduites, sur le terrain du quotidien des citoyennes et des citoyens, en termes perceptibles de réalités relationnelles et comportementales 

vécues. 

Toutefois, le principe fondamental de conditionnalité s’impose sur les plans de l’horizontalité et de la verticalité, ce que des composantes sociales semblent perdre de vue estimant que le fait démocratique dépend totalement du type de relationnel des gouvernants vis-à-vis des gouvernés. 

Pour ce faire, autant les droits à/de la citoyenneté n’admettent pas la moindre bavure, autant les devoirs de la citoyenneté ne sauraient admettre le moindre relâchement sous quel prétexte que ce soit. 

En tant que reine qui veille au respect des valeurs citoyennes et universelles au moyen de son ascendant moral et déontologique, la démocratie se trouve elle aussi dans la nécessité de se remettre en question, de se mettre à jour en fonction du principe essentiel de l’émancipation sociale et populaire. 

Comment, à titre d’exemple, favoriser une démocratie de représentativité parlementaire, tout en favorisant une démocratie de l’opinion personnelle ? Comment travailler pour développer une opinion publique citoyenne sachant qu’elle dépasse de loin l’idée simpliste, qui consiste à croire qu’une opinion publique serait, seulement, la somme d’opinions personnelles ? 

Ce sont là autant d’enjeux et de paris que la société entière est appelée à gagner pour asseoir, sur des bases sûres et fiables, le socle d’un décollage démocratique prometteur et crédible. /. 

DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

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