LIBYE : COMMENT EXPLIQUER LE SILENCE DES ETATS ARABES. ?

LIBYE : COMMENT EXPLIQUER LE SILENCE DES ETATS ARABES. ? 

    Depuis le déclenchement des événements qui ont  secoué violemment
la Libye, les observateurs s’attendent à ce que de nombreux états arabes interviennent  pour soutenir  leur frère fou gueux Kadhafi, contre des attaques de «  groupes d’Al-Qaïda », comme  il le prétend, selon un scénario minutieusement tramé. 

Habitués à des procédés louches de trahison mutuelle, ils appliquent sordidement leur recette de prédilection : «  se méfier de tous et faire confiance à chacun  ».                     Cela reviendrait à prendre contact avec toutes les parties, calomnier les autres interlocuteurs, simuler une profonde préoccupation, et enfin faire des promesses alléchantes. 

Pire encore, ces états n’hésitent pas un instant à envoyer  des messagers secrets et discrets aux deux belligérants. Ainsi, on ne dira pas que tel dirigeant arabe n’a pas fait le nécessaire pour prêter main forte au compagnon dirigeant en détresse, on ne dira pas non plus qu’il incarne un personnage renfermé . Qui étreint beaucoup, embrasse mal, comme dirait l’adage. 

Les parties concernées et intéressées sont Kadhafi le fou gueux et sa junte ou ce qu’il en reste. En face, comme on le sait, se dresse courageusement une insurrection digne et légitime. Le dictateur sanguinaire a beau l’accuser de tous les maux, elle lui tient tête avec la fierté des grands. 

Tous les autres ne cessent de faire des calculs, d’élaborer des hypothèses, et de refaire des raisonnements tellement ils se perdent irrémédiablement dans de vrais dédales inextricables du cas libyen, jusque-là jamais vu. 

En réalité, les états arabes interviennent mais d’une façon lâche, veule, traîtresse, tout en attendant leur tour. De l’Atlantique au Golfe, les états s’enlisent dans leurs propres apories, aux sables mouvants d’un désert qui s’étend immensément à l’infini. 

Le Grand Maghreb a connu, connaît,  et connaîtra des bouleversements des  plus spectaculaires. Les pays qui constituent cette ensemble hétérogène, n’ont en effet quasiment plus rien de commun : 

 Le Maroc bouge sans arrêt, il s’accommode avec ses diverses révolutions implosives. L’Algérie se cherche et se recherche constamment.
La Tunisie n’en finit pas avec ses envies de toutes natures.
La Mauritanie semble être choisie comme aire d’expérimentation .
La Libye de Kadhafi vit  depuis Septembre1969 à l’ère des révolutions jamahiryennes et populaires stériles 

Quant aux états du proche Orient, ils préfèrent toujours les sièges des leaderships, à tout le reste. 

En fin de compte, c’est mieux ainsi pour les insurgés de
La Libye, ils sont entrain de se faire une peau neuve, car ils s’attellent à réécrire et à reconstituer l’histoire de Omar Elmokhtar, en toute authenticité, et en toute honnêteté. 

Le pouvoir corrompt même les hommes propres, leur destinée arrive au terminus dès que le pays commence à régénérer des démons aux intentions prédatrices, qui écrasent sciemment les peuples. 

Ce qui se passe en Libye, c’est bel et bien une guerre d’intérêts, à laquelle prennent part tous les états arabes sans exception. Ils n’ont plus besoin de rompre leur silence séculaire au moyen de discours chargés de vide. /.  DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

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