Archive pour mai 2011

REGARDS SUR LA RECONCILIATION INTER PALESTINIENNE.

Dimanche 8 mai 2011

     REGARDS SURLA RECONCILIATION INTER PALESTINIENNE. 

    Il y a quatre ans, le Fath et le Hamas avaient rompu tout contact, brisé toute forme d’espoir, d’entente, de quelle  nature que ce soit. 

En dépit de toutes les tentatives de dialogue, rien ne laissait présager le moindre signe avant coureur d’une quelconque résolution du différend chronique, qui avait gravement empoisonné les relations, déjà fragilisées, entre les deux frères ennemis. 

Bien au contraire, on assista à un embrasement généralisé, sur la totalité des territoires sous le contrôle des deux protagonistes. Un véritable conflit armé fut impitoyablement déclenché, entre les deux plus grands mouvements de la résistance palestinienne. 

Entre temps, Israël observait scrupuleusement la situation, et suivait attentivement le développement des événements, en se frottant joyeusement les mains. De tels actes de divorce, ne pouvaient que satisfaire les envies prédatrices des stratèges militaires israéliens. 

Ils ne pouvaient pas mieux espérer. Face à l’escalade dangereuse que connaissaient les territoires palestiniens, les dirigeants sionistes sautèrent sur cette occasion, tant souhaitée et attendue, et mobilisèrent toutes leurs forces pour pousser les deux frères ennemis à atteindre le point de non retour. 

Dans le but ultime d’envenimer davantage les relations inter palestiniennes, il fallait, selon l’occupant  israélien, semer  la zizanie, aggraver la discorde, et surtout entretenir des relations substantielles avec Mahmoud ABBAS, essentiellement au niveau de la coordination sécuritaire. 

Mais une telle approche eut démontré ses limites, suite  à la chute de H.Moubarak, l’ex allié de taille, le facilitateur, le comploteur, et de ses proches collaborateurs dont l’incontournable Omar Slimane et de son équipe si dévouée. 

Au lendemain de la chute du grand dictateur égyptien, des contacts secrets et prometteurs ont été renoués, entre le Fath et le Hamas, grâce cette fois aussi, au rôle déterminant, joué opportunément et efficacement par les nouveaux dirigeants d’Egypte, sous la pression éclairée des masses populaires appelée  « intifada de la résistance et du défi palestiniens », toutes tendances et sensibilités confondues. 

Des accords  de réconciliation viennent d’être signés au Caire, sous le regard bienveillant du Chef du Haut Conseil Militaire d’Egypte, par Mahmoud ABBAS, et Khaled MACHÄAL. 

Toutefois, dans quelle mesure ces accords vont-ils tenir ? Comment vont-ils résister aux différentes turbulences que rencontrera, certainement, l’appareil officiel palestinien ? Dès lors que les copilotes entameront la phase décisive de l’opérationnalisation des objectifs essentiels de la carte de route, que faudrait-il faire pour maintenir le cap du salut ? Par quels moyens pourraient-ils garder au sommeil des démons qui, pour le moment, semblent en état de léthargie provisoire ?. /. DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

MAROC : LIBERTE PROVISOIRE DE LA PRESSE ECRITE… !!!

Samedi 7 mai 2011

          MAROC : LIBERTE PROVISOIRE DELA PRESSE ECRITE… !!! 

     Les journalistes marocains doivent tout faire pour se méfier des traitements abusifs que les responsables leur réservent, chaque fois qu’ils font preuve de créativité et de dynamisme. ! 

Ils ont du mal à comprendre ce que les autorités compétentes attendent d’eux. Ils sont désormais désorientés, déstabilisés, « déboussolés ». 

De quelles lignes rouges leur parle-t-on souvent ? Ils font pitié, du fait qu’ils ne savent nullement à quel saint se vouer. Le plus souvent, ils sont pris entre le marteau des exigences administratives, et l’enclume d’un lectorat de plus en plus capricieux, difficile. 

En effet, les  lecteurs ne se contentent plus de productions écrites expéditives. Conscients des enjeux et des rôles de la presse écrite nationale, dans la formation et le développement de leurs compétences individuelles et collectives, de leur esprit critique d’une part, et de la qualité du produit informatif d’autre part ; les lecteurs donnent l’impression de se  constituer en groupes de pression et d’observation implacables. 

Finis les articles rédigés à la hâte, finies les informations banales. Tout le monde exige du sensationnel, du spectaculaire, du pertinent. On n’admet plus d’être pris à la légère ; les nouvelles générations de lecteurs parlent en termes de responsabilités, de règles scripturales, de conscience citoyenne. 

La presse écrite se transforme de plus en plus en thèses informatives, en outil de communication au sens jakobsonien du terme. Aucune improvisation n’est tolérée, aucun mensonge n’est permis. Il s’agit bel et bien d’un miroir infaillible de la société. 

Aussi les journalistes s’ingénient-ils en permanence à présenter aux lecteurs avisés des produits de haute gamme, de qualité imbattable. 

Informer, c’est avant tout dire la vérité ; informer par écrit, c’est agir, réagir, expliquer, justifier, argumenter, dénoncer,  lutter, transformer… 

Les autorités compétentes sont vivement appelées à suivre, avec grande harmonie,  le rythme du développement social : la presse écrite se veut une panoplie  d’outils de travail, de preuves, de signes, de reflets qui ne trompent pas. 

La lutte contre la dangerosité des maux de la corruption a un prix : il faut savoir ce que l’on cherche, ce que l’on veut.

 L’ère de la démocratisation ne saurait s’accommoder avec des accros, des fausses notes, ni avec des libertés provisoires accordées selon des impressions ou des humeurs administratives, irréversiblement révolues. /. DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

LES FAUX WESTERNS DE BARAC OBAMA…!

Mercredi 4 mai 2011

                               LES FAUX WESTERNS DE BARAC OBAMA…! 

   Contrairement à G.W.Bush, le républicain, qui tenait à capturer vifs les soi-disant terroristes, les jeter en prison quelque part, en attendant de les faire juger sine die, H.B.Obama éprouve un autre plaisir tout particulier, lui le démocrate. 

Il ne se donne pas la peine, comme les tueurs à gages, de donner une petite chance à sa victime, en lui lançant une arme, respectant ainsi une règle d’or, exigée par les célèbres traditions du western qui ne négligeaient pas le moindre détail du pacte d’honneur, engageant à la fois chasseurs de primes et voleurs de bétail. 

Il paraît que B.Obama, dont les ancêtres étaient d’origine africaine, ait choisi  d’éviter  le scénario des esclaves solidement enchaînés par des chasseurs en quête de manne du commerce exotique, après la découverte de l’Amérique en 1492. 

Une balle dans la tête devait suffire pour commettre l’assassinat d’une proie encombrante, suivi d’une immersion fort pesante, puis Salam ! pour se débarrasser du corps fragile, frileux,  et dénaturé, de B.Laden. 

A chacun des deux présidents U.S. son style  discriminatoire, sa haine particulière, sa vengeance revancharde, et ses convictions spirituelles suffisamment ancrées au moyen de dressage idéologique, d’une société ayant exterminé au dernier nouveau-né indien, encore gisant sur le sol de ses ancêtres.   

Force est de croire que les échéances  électorales présidentielles de 2012, y ont été pour bien des choses. A moins que le fait que la justice américaine, en exigeant de lui un acte de naissance en territoire national, ait brutalement froissé la susceptibilité du président et l’ait frontalement vexé, et blessé pour toujours. ! 

Il serait spécialement intéressant de  tenter, autant que faire ce peut, de lire dans les décisions sciemment prises par l’homme Obama, qui se montre profondément frustré depuis, sa propre marginalisation de la majorité des dossiers chauds qui préoccupent la communauté internationale, dans sa totalité. 

Pour ne citer que les tergiversations des U.S.A. lors du déclenchement des dernières révolutions arabes ; des hésitations lamentables qui ont attiré l’attention de la grande majorité des observateurs internationaux. 

Comment par ailleurs expliquer l’absence malheureuse des U.S.A. du moindre geste de contribution au rapprochement entre Le Fath et le Hamas, pour une éventuelle recherche de solution au problème palestinien ? 

Les cowboys  du western américain ne semblent plus convaincre avec leurs gestes hésitants, et leurs coups de tête insignifiants, depuis qu’ils se sont mis à  nourrir des complexes d’infériorité, vis-à-vis des nations du vieux continent, entre autres. /. DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

LA GESTION FRAUDULEUSE DES INFORMATIONS !

Mardi 3 mai 2011

             
LA GESTION FRAUDULEUSE DES INFORMATIONS ! 

    Etre sous-informés, ou mal-informés, pour des pays en voie de développement, cela revient au même du fait que ce sont les super puissances qui détiennent le monopole des sources d’informations. 

Ce phénomène, aussi injuste pourrait-on le qualifier, ne serait d’aucune manière surprenant si l’on comprenait que ce sont les sociétés avancées qui sont le plus souvent productrices d’événements diffusables, publiables. 

Ainsi lorsque Obama annonce, tambours battants, la fin de Ben Laden, c’est bien le président des U.S.A. qui crée et répercute l’événement traitable en tant que version informatrice privilégiée. 

Dans pareils cas, peu importe tout le reste, du moment que ce sont des services de renseignements américains qui ont alerté le groupe de lutte anti-terroriste américain, qui a tué, d’une balle dans la tête, au Pakistan, le chef présumé d’Al qaida, le plus recherché, dans le monde. 

Retenons bien que le Président des U.S.A. a pris soin d’employer le verbe tuer suivi de  l’adjectif mort, au lieu de parler d’assassinat. Par la suite, toujours selon l’annonce du président, le corps inerte de B.L. a été plongé par immersion dans la mer, sous prétexte qu’aucun pays n’aurait accepté son enterrement chez lui ! 

Le lendemain, tous les médias de la planète se  sont relayés pour transmettre l’événement grandissime, accompagné, en toile de fond, de fêtes populaires jusqu’au petit matin. ! « Jamais, les U.S.A. ne combattront l’Islam modéré, tolérant, respectueux des valeurs humaines universelles. » ! 

Et d’insister en reprenant un refrain si cher au prédécesseur G.W.Bush : « les forces du bien ont vaincu les forces du mal », même si elles restent toujours en Afghanistan. 

Alors que les grandes puissances occidentales défendent jalousement et obstinément leurs intérêts avant tout économiques et stratégiques, partout dans le monde, les différents médias internationaux s’ingénient à reprendre collectivement et de vive voix des mots d’ordre strictement idéologiques. 

Comme par hasard, on nous annonce la mort de Ben Laden, recherché  et wanted depuis les événements du 11 septembre 2001, au même moment où d’autres foyers chauds, dans le monde, connaissent un regain de tension dangereusement perceptible et alarmant, au Maghreb et au Machrek. 

Les médias arabo-musulmans persistent dans leur copier/coller, sans aucun signe d’éveil ni de réveil, préférant sournoisement, se recroqueviller derrière des prises de postions malencontreusement étrangères et à l’opposé des intérêts stratégiques des peuples et des nations, qui aspirent avant tout à la liberté, l’égalité, la justice, la paix et la démocratie, en toute indépendance. /. DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

    

L’EGALITE DES CHANCES OU L’IMPOPULARITE D’UN MYTHE ?!

Dimanche 1 mai 2011

    L’EGALITE DES CHANCES OU L’IMPOPULARITE D’UN MYTHE? ! 

   Si le 1ier Mai de chaque année doit représenter une occasion particulière, pour tous les peuples du monde, épris de liberté, de paix, de justice, et de démocratie, celle de confirmer leur engagement et leur soutien inconditionnels aux luttes des classes opprimées, celui de cette année, au Maroc, est  une occasion ultime pour réitérer, avec force et conviction, des revendications populaires exprimées de vive voix, depuis Janvier 2011. 

Cette  année symbolise le réveil et le sursaut du peuple marocain qui se conscientise de plus en plus, à tel point qu’il considère tous les jours de l’année en cours, comme jours de lutte, de consolidation des acquis, de solidarité agissante. 

Les jours se suivent et se ressemblent, des injustices sociales ne cessent de s’aggraver chroniquement. Des fossés de discriminations inexplicables, d’inégalités foudroyantes se creusent, s’approfondissent irrémédiablement, à des degrés inquiétants, alarmants. 

Les conditions de vie deviennent, le moins que l’on puisse dire insupportables, compte tenu de la cherté galopante et incompréhensible des produits alimentaires de base. 

Dans certaines régions, des citoyens démunis menacent, souvent,  de quitter le pays en compagnie de leurs familles, après avoir vendu  leurs troupeaux, ou leurs lopins de terres, ou ce qu’il en reste. 

A force de souffrir, on a la ferme impression qu’ils appartiennent à un Maroc autre que celui que présentent les chaînes de TV officielles. 

De quelle égalité de chances nous parle-t-on, comme s’il s’agissait de vouloir à tout prix simuler, faire semblant, rassurer, entretenir des espoirs solidement trompeurs, à la limite de vaines espérances ? 

La vérité est là toute nue, la réalité est là toute crue. Elles n’ont pas besoin de maquillage, d’euphémismes, de jeux de rôles, ni de jeux drôles ! 

Oui, le 1ier Mai de cette année est loin d’être, pour l’ intégralité du peuple marocain, une  journée de fête, de méchouis officiellement et diplomatiquement bien garnis de symboles,  pompeusement servis à des émules d’arrivistes, d’usurpateurs de biens, de falsificateurs de chances ! 

Notre 1ier Mai, à nous, cette année, se veut celui des mouvements de revendications, de révoltes citoyennes, de luttes pour survivre, pour souffrir dans la dignité, en l’absence d’une vraie égalité. /. DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

  

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