LE PRINTEMPS ARABE : DES REVOLUTIONS QUI S’ENLISENT,…

                      LE PRINTEMPS ARABE : DES  REVOLUTIONS QUI S’ENLISENT,                                                UNE RESISTANCE QUI S’AMENUISE ! 

   Contrairement à la révolution tunisienne, qui  s’est donné toutes les chances de s’affirmer et de s’affermir, grâce à de la clarté dans  la vision, et à de la clairvoyance dans la visibilité à court et à long terme, le cas de la révolution égyptienne ne cesse de connaître des ratés et même des remous souvent inquiétants pour des révolutionnaires qui y ont pourtant cru, avec fermeté et conviction légitimes. 

Quant au trio sacrosaint, représenté par
la Libye,
la Syrie, le Yémen, il a dû sans doute bénéficier d’un certain avantage de temps qualifié de salutaire pour des régimes pourtant à bout de souffle dès les premiers débuts de soulèvements des  masses populaires. 

Ces trois dictatures n’ont  guère voulu lâcher du lest. Elles sont soutenues par des armées surarmées, des tribus dévouées à leurs régimes, des partis politiques solidement incrustés dans la société, une idéologie fortement démagogisante sous tous les prétextes possibles et imaginables. 

Elles ont pu, pendant des dizaines d’années piteuses, tromper et berner une opinion publique arabe, ayant, soi-disant, juré de libérer
la  Palestine occupée par l’ennemi sioniste, depuis plus de soixante longues années de souffrance, de sang et de sueur, et de réaliser l’unité arabe, par tous les moyens disponibles. 

Le slogan de prédilection des trois dictatures arabes se récapitule laconiquement : soumettre les peuples arabes au  joug de la dictature, pour mieux se consacrer à la lutte anti-impérialiste. ! 

Désormais, tout  leur est permis, sans la moindre hésitation ; la trahison et passible de la peine capitale. 

Aussi les régimes totalitaires arabes, avaient-ils tout prévu et tout planifié grâce à des médias rodés aux affabulations de tous genres, au maniement des armes du mensonge, et  de la terreur, à l’argent spolié aux peuples exploités sans remords. 

La situation des révolutions arabes semble donc s’enliser dangereusement dans des sables mouvants ; elle est indubitablement susceptible d’empirer de plus en plus. 

Au lieu de s’attendre à des jours meilleurs, au paradis retrouvé, les peuples libyen, syrien, yéménite, sont  irrémédiablement condamnés, pour l’heure, à revoir leur stratégie de résistance, car cette dernière commence à donner des signes d’effritement, d’émiettement très difficiles à endiguer.

 Avec  le temps, de grosses fissurations horizontales ne manqueront pas d’aggraver l’état maladif de la résistance déjà profondément atteinte suite aux terribles coups de  butoir stopant impitoyablement et sauvagement l’élan des différentes révolutions en cours, dans le monde arabe. 

Le cas de la révolution égyptienne s’avère fort symptomatique ; il s’agit d’une révolution sans leader, sans socle idéologique, philosophique, théorique cohérent. 

Elle   vit, le temps qu’elle doit survivre, dans un marécage intenable de menaces,  de pièges, de convoitises, de complots interminables./. DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI                                                 

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