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MAROC : Il est temps de se passer des slogans ! Il est temps de passer à l’action !

MAROC : Il est temps de se passer des slogans ! Il est temps de passer à l’action !                            On  ne peut plus se permettre de gaspiller du temps ! 

   Dans les sociétés démocratiques avancées, les partis politiques de la majorité ou ceux  de l’opposition, se mobilisent sans relâche et toujours avec une conviction et un engagement soutenus, pour exprimer leurs opinions censées représenter celles de leurs militants, sur l’ensemble des dossiers chauds qui font l’actualité, dans les deux versants polaires de la scène sociopolitique, socioéconomique. 

Sans tomber dans des extrêmes, il arrive pourtant qu’ils réservent à certaines questions de politique intérieure et/ou extérieure de simples portions congrues, non à cause d’un manque  d’intérêt, ou de motivation, mais plutôt en fonction du degré de préoccupation ressentie par l’opinion publique. 

Au Maroc, conformément à des positions à géométrie variable, les partis politiques semblent s’intéresser davantage aux opinions de leurs ténors, pour ne pas dire leurs gorilles, se sentant le plus souvent visés par des remous,  signes prémonitoires de discorde : zizanie, incompréhension, divisions, polémiques, ragots, mécontentements, et la liste est longue. 

Les éléments des bases qui expriment leurs désaccords sur une approche donnée sont vite taxés de mécréants, d’apostats,  porteurs de projets déstabilisateurs de la sacro sainte unité, autour de la personne du secrétaire général du parti. 

Comment dans de pareils cas, une société pourrait-elle accéder à la conception, puis à l’élaboration d’opinions de groupes ou de partis sur des questions complexes telles que le problème de
la Palestine, ou celui de l’Afghanistan, ou les crises de
la Libye, de
la Syrie(…), si ce n’est au moyen de débats, d’échanges horizontaux, verticaux, se conjuguant avec une documentation dense et appropriée, qui encouragent harmonieusement la formation à l’ex pression du point de vue, à l’opinion, à l’argumentation, à la culture politique en général ? 

Il en va de même pour ce qui est de la question du Sahara qui exige une  connaissance approfondie des tenants et aboutissants,  depuis ses causes, jusqu’à la situation actuelle en passant par les différentes phases de son règlement longuement souhaité et patiemment attendu.  A ce sujet, hormis les déclarations royales, que pensent les uns et les autres du développement et de l’issue de la question ? 

Ainsi, il est vivement recommandé- et cela fait partie des rôles des formations politiques- aux partis politiques et aux associations apolitiques de contribuer substantiellement à l’encadrement ciblé et citoyen des militants, dans le sens d’une diversification des approches susceptibles de développer l’esprit critique,  le respect des opinions des autres, la capacité à participer aux débats contradictoires, se basant essentiellement sur des énoncés argumentatifs solides et de qualité. 

Autant d’activités de rayonnement intellectuel, d’aération culturelle, seraient de nature à favoriser l’instauration responsable d’un climat sociopolitique et socioéducatif respectueux des pratiques et traditions démocratiques, dans leurs dimensions citoyennes et populaires. 

Avec  la nouvelle donne, il importe  que les formations politiques et les organisations associatives apolitiques servent de phares qui éclairent la feuille de route du développement durable du pays : leurs rôles se révèlent désormais, et plus que jamais, particulièrement déterminants. /. 

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui 

                                                                    

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