SYRIE : ENJEUX ET CONVOITISES DES GRANDES PUISSANCES !

SYRIE : ENJEUX ET CONVOITISES DES GRANDES PUISSANCES ! 

La révolution en  Syrie ne s’enlise guère comme on voudrait le faire croire, ou le prétendre, ni même l’espérer. 

La raison fondamentale d’un tel état des lieux réside dans le fait que tous les intervenants en Syrie, sans exception, s’efforcent inlassablement de diriger le cours de la révolution, de l’orienter, de le manipuler, en vue d’en capitaliser les résultats les plus certains et les plus prodigieusement prometteurs. 

Les grandes puissances  occidentales ont tardivement réalisé les conséquences tsunamiques des révolutions populaires qui « rongent » impitoyablement et irrémédiablement la majorité des Etats arabo-musulmans. Elles comprennent ainsi que si elles ne font rien pour les endiguer, les canaliser, les « étatiser » à défaut de les « nationaliser », leurs intérêts stratégiques et économiques seront sérieusement menacés. 

Aussi ne se pardonneront-elles plus jamais leur sournoiserie, ni leur manque affreux de vigilance. 

Elles, qui se considèrent toujours comme les seuls et vaillants gendarmes de la planète, qui sont  chargées donquichottesquement de missions sécuritaires  à hauts risques, aux quatre  coins et recoins de la terre. 

Elles, qui se targuent ostentatoirement d’être capables de prévoir, de contrôler, de manipuler, de fomenter, au vu et au su  des membres permanents du Conseil de Sécurité, des actions des plus intelligemment barbares, et des plus sauvagement dissuasives . 

Les grandes puissances occidentales, après le déclenchement des révolutions en Tunisie et en Egypte se sont  retrouvées foudroyées, désorientées,   déboussolées, ne sachant quoi faire. 

Leur désarroi indescriptible, n’a cessé de redoubler d’intensité, de fureur mélangée d’une peur digne de grands oppresseurs, se refusant lâchement à admettre le fait accompli. 

De surcroît, lorsqu’elles ont appris, à des intervalles près, la fracassante nouvelle de la chute des deux dictateurs, qui ne sont autres que leurs protégés, leurs outils de contamination du monde arabo-musulman, leurs clés pour investir le harem sacré de l’Islam et de la liberté, les grandes puissances occidentales décident de passer à des contre-attaques  par anticipation, cherchant par ce biais à récupérer, un tant soit peu ce qui leur reste en matière de crédibilité. 

Ce furent  deux dictateurs de deux Etats, cependant ce furent deux valets fidèlement et inconditionnellement soumis et acquis aux ordres de détruire toute velléité d’unité arabo-musulmane. 

Il s’agit d’entretenir continuellement la pomme pourrie d’une discorde perpétuelle, qui doit se faire sur le dos de
la Palestine spoliée, déstructurée Il s’agit impérativement de déployer tous les moyens pour  satisfaire les caprices les plus inacceptables d’Israël. 

De tels projets d’actions par anticipation, semblent séduire tant Israël que l’Occident. Alors des axes et des pactes se nouent et se renouent. Les dictateurs qui vivent leur dernier crépuscule, avec leurs peuples arrangent substantiellement les affaires de l’Occident. 

Le peuple syrien mène une lutte courageuse pour se libérer du joug de la dictature de B. Elassad, qui mène, à son tour une répression féroce contre toutes celles et tous ceux qui contestent le bien fondé de son pouvoir 

Les puissances occidentales n’ont plus l’intention de refaire le genre d’erreurs commises dans les cas de
la Tunisie et de l’Egypte. Ni de l’indifférence, ni du relâchement, ni de la précipitation. Les approches de B. Elassad servent mieux que des interventions directes, les intérêts de l’Occident, le peuple syrien, généreux qu’il a toujours été, paie les frais d’un complot tentaculaire. 

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui 

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