APPROCHES DE DEFINITIONS METHODOLOGIQUES :

                 APPROCHES DE DEFINITIONS METHODOLOGIQUES :

                                              PENSEE  ET   ACTION

                                                              

 

    LE RAISONNEMENT est un procédé employé pour justifier une proposition.

(Une proposition est un jugement représenté par son expression verbale).

Le logicien s’intéresse aux raisons qui justifient un jugement.

Le psychologue s’intéresse aux causes qui l’expliquent.

 

L’homme qui porte un jugement vrai est parvenu, en termes cartésiens, à ajuster « sa pensée au niveau de la raison » ; il s’identifie à la raison universelle, et dans cette mesure il échappe précisément à l’investigation psychologique.

 

L’homme qui porte un jugement vrai montre par là qu’il a pu se délivrer, pour un  moment, des complexes, des passions, des habitudes, de tous ces facteurs proprement psychologiques susceptibles de fausser l’exercice de la pensée logique.

 

La logique serait la science qui fonde les idées vraies ; la psychologie serait la science qui explique les idées fausses.

 

Nous sommes tout entiers dans nos erreurs alors que la vérité est impersonnelle. La recherche de la vérité suppose une ascèse, un effort pour éviter les pièges de l’imagination, de l’intérêt, des passions.

 

L’erreur n’est pas un simple vide, une absence de vérité, quelque chose de purement négatif. Il y a toute une épaisseur psychologique de l’erreur qu’il est nécessaire d’explorer sous peine d’en être victime.

 

La psychologie peut nous faire comprendre tout ce qui perturbe l’exercice de la pensée logique.

Si le vrai est  ce qui répond à nos besoins psychiques, ce qui satisfait nos tendances, il y aura  autant de vérités que d’individus : il n’y aura plus de vérité.

 

C’est donc par son caractère social que la pensée se distingue du psychisme individuel.

 

Pour chercher du vrai, il importe, par conséquent, de recourir à tout un processus de la pensée.

 

Le travail du praticien avec les étudiants, consiste donc à partir d’hypothèses négociées, à les entraîner intensivement à saisir les procédés justificatifs des rapports nécessaires entre le linguistique d’une part, et la rigueur du raisonnement logique d’autre part.

 

Les étudiants de langues étrangères se doivent absolument de s’impliquer, en vue de s’initier, puis de maîtriser les contraintes du raisonnement qui se base  obligatoirement, sur des exigences méthodologiques de la pensée logique.

 

L’accent sera mis, entre autres, sur un travail soutenu qui vise la recherche de la nuance  sémantique réussie, entre des actions faisant appel à des mécanismes d’argumentation, du genre montrer/démontrer, réfuter/ approuver, discuter/acquiescer, convaincre/persuader/dissuader et le décalage psychologique fautif, entre le penser et le faire, lors de la matérialisation langagière. /.

(A suivre)

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

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