LA SYNERGIE:VOEUX PIEUX OU REALITES ?

                                                           

                                

               LA SYNERGIE : VOEUX PIEUX OU  REALITES ?

 

      La synergie de : sun=avec et ergon=force, travail, signifie association de forces « contraires » pour accomplir une fonction, une tâche bien déterminée dans le temps et dans l’espace.

 

La forme de pensée est souvent dualiste. Depuis Aristote, on distingue le Bien et le Mal, le Beau et le Laid, le Juste et le Faux, le Bon et le Mauvais, etc.…

 

Souvent il est difficile de passer d’une forme de pensée métaphysique à une forme dialectique. Cette attitude conduit, au cours des réunions, à tolérer difficilement les divergences d’opinions, dans tels ou tels domaines.

 

Les techniques de créativité ont cependant montré toute la richesse d’affrontement de positions opposées qui permettent souvent, quand, évidemment, on accepte de s’expliquer, de déboucher sur des solutions  originales.

 

Par conséquent, la synergie, a pour but, de faire prendre en compte comme éléments constructifs, dans les contraires, les positions opposées, les divergences pour découvrir en quoi leur affrontement pourrait être enrichissant pour les positions en présence, et permettre pour leur dépassement (thèse, antithèse, synthèse) de trouver des types de solutions jusque- là inimaginables.

 

Ainsi, l’organisation d’une action qui nécessite une précision : des objectifs finaux, intermédiaires, des priorités, des responsabilités, des échéances, des moyens, des finances, gagnerait  beaucoup si elle suscite l’occasion ultime de négocier  des décisions, après de nombreux échanges transversaux entre tous les partenaires concernés.

 

Si nous nous rappelons que la synthèse , est plus riche que la simple addition des positions en présence,  nous accepterons plus facilement que nos idées servent de tremplin pour aller plus loin dans nos investigations au lieu de nous cramponner à elles inconditionnellement.

 

Grâce à la synergie chaque groupe serait en mesure d’accroître sa productivité, faciliter 

la participation de chacun à l’effort collectif, aboutissant dans ce sens à obtenir des résultats substantiellement plus consistants que la simple somme des apports individuels.

 

Toutefois, il conviendrait de souligner l’importance d’un certain nombre  d’actions jugées facilitatrices  de la synergie souhaitée :

1/Surmonter les habitudes de la compétition et s’habituer plutôt à la coopération désintéressée qui consiste à rechercher ensemble un accord reconnaissant, intégrant et fructifiant l’apport de chacun.

2/Apprendre à considérer les différences et les oppositions comme facteurs de progrès dans la mesure où l’affrontement remplace progressivement le conflit.

3/Prendre l’habitude de considérer comme aussi importants :

-Les techniques  de travail en groupe, l’habitude à utiliser des méthodes pour les maîtriser et les enrichir ;

-Les problèmes humains, en particulier  les sentiments dont on ne peut faire abstraction quand les personnes travaillent ensemble,  pendant des périodes régulières

4/aborder franchement tous les problèmes qui surgissent dans la vie des équipes. On  ne règle pas un problème sans en parler. Plus tôt il est abordé, moins il a le temps de prendre de l’ampleur, ce qui facilite aisément son  règlement.

 

Pour ce faire, il serait in dispensable d’entamer de prime abord des préalables de négociations, aux enjeux certainement déterminants, pour déblayer le terrain :

1/Reconnaissance mutuelle des parties adverses comme interlocuteurs autonomes ;

2/Désir au sein de chaque partie de  parvenir à un  accord ;

3/Acceptation réciproque de  modifier ses positions de départ (au moins sur la forme si ce n’est pas sur le fond) pour pouvoir avancer vers un changement.

 

Sans tout cela, la négociation ne serait aucunement possible, et le souhait de faire aboutir la synergie désirée demeurerait, en tout état de cause, stérile et peine perdue. /.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

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