LA FORMATION A L’EDUCATION POPULAIRE, CETTE GRANDE INCONNUE

LA FORMATION A L’EDUCATION POPULAIRE, CETTE GRANDE INCONNUE

 

   On a beau pérorer dans toutes les instances nationales, dans tous les hémicycles internationaux, on a beau répéter des slogans, après les grands ténors des organisations mondiales dela Cultureet de l’Education !

 

 En vain, les messages populaires ne parviennent jamais aux destinataires qui sont les gouvernements, les grands chefs de ce monde. Que de quiproquos, que de malentendus, que de manipulations, que d’instrumentalisations, et j’ose  m’exclamer : que d’absurdités !

 

Le domaine de l’Education se trouve après des millénaires soit violé, soit amputé, soit trahi. Il demeure la chasse gardée des décideurs idéologiques, des super puissances qui n’ont que faire de « discours moralisateurs » jugés prosélytistes, anarchistes, arrièristes, sous prétexte qu’ils appartiennent à des temps révolus, qu’ils font partie des œuvres de« poubellisations » des cerveaux, des obscurantistes des peuples.

 

En plus de la marginalisation et de l’exclusion de tout individu, sur la  planète, qui se permet de contredire les détenteurs usurpateurs des pouvoirs économiques, socioculturels, s’ajoutent sans aucune gêne ni remords l’instauration sur la terre, d’un modèle de pouvoir unique,  s’appuyant sur une dictature des esprits, sur la généralisation des jugements, sur le cloisonnement du bon sens.

 

De telles dictatures d’esprits, de croyances, d’opinions personnelles ou collectives, dépassent de loin les dictatures politico-militaires d’états et de peuples que les grands de ce monde s’attèlent  expressément pour les culpabiliser, les incriminer,  les juger, les condamner et les exécuter.

 

Le printemps arabe a besoin d’être regardé à la loupe,  oui à la loupe. Car il a permis d’occulter des causes dictatoriales d’autres ordres : les cultures populaires, les  convictions et les croyances humaines, les libertés individuelles, les vrais problèmes socioéconomiques des peuples, et les attentes socioéducatives, entre autres.

 

Que dire en effet d’un modèle dictatorial mondial qui fait tout pour définir, selon ses intérêts,  sa volonté, les concepts du bien, du mal , du juste, du faux. Il y va de même pour ce qui est du domaine socioéducatif qui se rétrécit, au fil des années comme une peau de chagrin, condamnée à disparaître.fatidiquement et fatalement.

 

Un peuple qui se voit priver de ses convictions légitimes, de ses racines, de ses origines, de son modèle socioéducatif, est condamné à la maladie incurable d’alzaimer collectif.

 

Nous avons tenté de mettre en relief (mais, certes insuffisamment !) les affres et les déboires que connaît le domaine socioéducatif, qui souffre horriblement des méfaits et des conséquences gravissimes de la mondialisation idéologico-économique sauvage, qui affecte frontalement l’Education des peuples. /.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

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