MAROC EDUCATION : LE DEBAT STERILE

               MAROC EDUCATION : LE DEBAT STERILE

 

   Depuis l’indépendance du Royaume, les débats sur la situation et l’avenir de l’Education nationale s’intensifient sous l’impulsion des partis politiques, avec en toile de fond le regard bienveillant des hauts responsables

 

Ce qu’il faut constater sans une quelconque approche épistémologique, ce sont les velléités de tel ou tel courant socio-économico-politique qui n’hésitent jamais à occuper les devants de la scène éducative, comme s’il s’agissait de marquer une époque déterminée au moyen  de phrases sloganesques, du genre sentiers battus et rebattus.

 

La cause éducative a toujours été l’affaire d’une poignée de personnages officiels, influents en premier lieu, de par leurs stratégies politiciennes. Deux constantes ont toujours dominé ce qui semblait s’appeler des remises en question parrainées par des convoitises honteusement déclarées :

 

1/Le recours quasi épidermique de puissances étrangères, non pas pour leur soutien technologique et/ou logistique, mais plutôt pour proposer des réponses et des démarches « sages » susceptibles de contribuer substantiellement au soi-disant renouveau éducatif national, supposé redresseur.

 

Il serait juste de relever certaines anomalies criantes qui font revêtir aux différentes remises en question de la machine éducative des disfonctionnements, excessivement tragiques et désastreux.

 

Aussi osons-nous déclarer illogique et insidieux de renverser un schéma méthodologique reconnu depuis longtemps dans tous les pays, exception faite du Maroc, où il est question d d’absurdités flagrantes qui consistent à imposer du « renouveau »,venu d’ailleurs, à la machine éducative du pays, et tout qui s’ensuit, sans gêne ni respect : adapter le paysage socioéducatif aux exigences d’un renouveau, réputé dernier cri, par de véreux propagandistes acquis au type du changement imposé, ni plus ni moins, par  des marchands  de l’extérieur et véhiculé par des valets dociles et fidèles inconditionnels, de l’intérieur.

 

2/A cause des recours populistes de sensibilités tendancieuses et pathétiques, la société marocaine se retrouve ainsi, irrémédiablement condamnée, à s’attendre inéluctablement à subir  les conséquences gravissimes de méfaits cupidement orchestrés par des détenteurs de pouvoirs télécommandés, téléguidés.

 

Car faire plier et faire échiner tout le personnel éducatif à la bonne volonté des spéculateurs voués à leur « cause »,  se révèle, pour eux, fort prometteur, et du coup cela est de nature  à  assurer des investissements et des marchés particulièrement juteux. C’est là  une fâcheuse et regrettable vision strictement et diaboliquement concoctée par ceux qui détiennent le gouvernail du bateau marocain dont la direction est toute tracée par des forces spéciales occultes, payées généreusement, pour intervenir après avoir créé toutes pièces, les circonstances nécessaires et suffisantes pour justifier leurs desseins et leurs actions ignobles parce que  jamais désintéressés.

 

Profitons  de ce bref survol de l’état actuel de l’Education au Maroc, pour corriger cette erreur chronique qui consiste à parler de « crise ponctuelle », alors qu’il s’agit malheureusement  d’un  secteur sensible, vital, chroniquement malade sur tous les plans et à tous les niveaux, à commencer par l’exclusion , la marginalisation de ses principaux acteurs concernés, véritables connaisseurs circonspects et convaincus, des maux ravageurs qui rongent impitoyablement le domaine éducatif national, depuis l’indépendance du royaume.

 

Nous penons, en guise de conclusion  hâtive, que l’Education  au Maroc  n’a presque jamais été entre des mains sûres, de hautes compétences, rompues à la gestion  effective et désintéressée, de ses précieuses ressources humaines,  matérielles,  et professionnelles./

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

 

 

Laisser un commentaire