DE QUEL GRAND MAGHREB S’AGIT-IL ?

                           DE QUEL GRAND MAGHREB S’AGIT-IL ?

 

   Bien avant l’indépendance des pays du Maghreb, tous les peuples concernés s’empressaient avec passion et enthousiasme, d’exprimer haut et fort leur profond souhait de faire partie de ce grand ensemble uni naturellement, géographiquement, historiquement. 

 

On a souvent tendance  à oublier que ce sont les mêmes déboires et souffrances que les peuples du Maghreb ont vécus individuellement et collectivement sous l’oppression, l’usurpation, la domination féroce d’un même colonialisme assoiffé de terre, de sang, de richesses minières des plus précieuses.

 

Mais on a aussi tendance à oublier que c’est ce même occupant occidental qui a permis de sceller l’unité maghrébine de facto, vu que ces peuples maghrébins ont solidairement lutté comme un seul homme pour chasser l’occupant, et arracher leur indépendance, au prix de lourds sacrifices que l’Histoire n’oubliera jamais

 

Les forces de l’occupation avaient beau tenter de semer zizanie et discorde entre les peuples maghrébins, mais en vain. De telles manigances diaboliquement perpétrées par l’occupant n’avaient fait que raffermir, souder, consolider, et renforcer une unité historiquement basée indubitablement  sur le socle unificateur des langues, de la religion, du destin.

 

Que de guerres fratricides furent déclenchées entre des populations le long des frontières tracées et retracées par les forces d’occupation, qui ne rataient aucune occasion pour attiser des conflits au nom de principes déclarés universels, et galvaudés par l’occupant dans le but d’entretenir au sein d’une même tribu de la haine et de la rancune !

 

L’occupant étranger s’accrochait toujours à un rêve, à une idée fixe : faire en sorte que les 

« indigènes » positivent les actions de colonisation menées, nuits et jours, grâce à  d’autres actions d’ordre psychologique, en vue de manipuler l’opinion publique et de gagner définitivement sa confiance.

 

De tels actes de barbarie s’appuyaient sur des doctrines racistes qui visaient inlassablement à « diviser pour régner » ; et pire, afin de détruire l’entité « du peuple maghrébin  », l’occupant appliquait sordidement deux célèbres et ignobles règles de base :

 

D’une part, il s’attachait à détruire les peuples du Maghreb en détruisant systématiquement et impitoyablement leurs racines unificatrices, qu’il craignait le plus, en s’alliant tactiquement à certaines tribus qu’il favorisait au détriment d’autres.

 

Enfin, sous prétexte de « civiliser les indigènes » l’occupant adoptait sauvagement sa règle, de prédilection, la plus manichéenne et la plus machiavélique, qui consistait à brandir l’arme du savoir et de l’instruction : «  mieux savoir pour mieux servir l’occupation ».

 

Nombreux furent piégés par les thèses prometteuses d’un occupant occidental qui s’ingéniait par tous les moyens humains, matériels, culturels, à garder toujours l’initiative de concocter des conflits pour jouer par la suite le rôle de modérateur. C’est ce qui se passe même actuellement, les choses n’ayant pas beaucoup changé.

 

L’union du Grand Maghreb était déjà réalisée, s’il s’agit de l’unité des peuples maghrébins, pardon « du peuple maghrébin », qui a lutté, lutte, et luttera pour recouvrer sa liberté, son indépendance,  et instaurer  un système démocratique égalitaire,   transparent, juste, et solidaire, répondant  sans ambages aux aspirations légitimes et profondes de tous les peuples   du Grand Maghreb. /.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

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