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MAROC : L’OPPOSITION PARLEMENTAIRE A LA RECHERCHE D’UNE COHESION

           MAROC : L’OPPOSITION PARLEMENTAIRE A LA RECHERCHE D’UNE COHESION

                                                                    INDISPENSABLE.

 

 

       Décidément, le paysage politique marocain, tend sûrement, selon des observateurs avisés, à dépasser ses premiers balbutiements pour s’engager sur la voie d’une véritable expérience démocratique que mène le Maroc moderne à l’ère prodigieuse de S.M. Le Roi Mohammed VI.

 

 Il suffit de se référer, à ce titre, à certains mots d’ordre caractérisant, désormais,   le registre socio-économico-politique et culturel d’un discours ferme mais rigoureux, franchement engagé mais pragmatiquement mesuré.

 

Il accompagne la mise en chantiers de projets de développement, répondant, dans leur grande majorité, aux besoins réels et spécifiques des populations dans différentes régions du Royaume :

 

 Une vision des plus claires, une pédagogie de proximité responsabilisatrice, un dire et un faire qui se coordonnent, s’harmonisent, se rectifient, sans se contredire.

 

Toutefois, si de telles avancées au niveau des réalités du terrain, font incontestablement l’unanimité approbative, conquise laborieusement au moyen d’une excellente écoute et d’une appréciation judicieuse des besoins et des préoccupations quotidiennes des citoyens, il semblerait, qu’au niveau des Institutions Représentatives, des acteurs partenaires affichent des attitudes curieusement teintées d’un attentisme incompréhensible, d’une rareté de prises d’initiatives créatrices et dynamiques.

 

Ils se confortent de «   débats   », tellement stériles qu’ils les ennuient eux- mêmes, à propos de nomadisme et de sédentarisme des « occupants »de l’hémicycle, abritant une démocratie intérieure, confectionnée à leur mesure : le droit à l’impunité de l’absentéisme fraudeur.

 

Le parent pauvre, le grand absent/présent, de cette démocratie, représentative.de surcroît, réside lamentablement, dans la priorisation affreusement lacunaire des besoins en démocratie. Il est particulièrement absurde, en effet, de ne pas comprendre opportunément que dans tous les systèmes démocratiques qui se respectent, la priorité des priorités est souvent donnée au renforcement de l’opposition, à son développement, à son émancipation créative.

 

Ce n’est pas le cas, paraît-il,  pour notre jeune opposition parlementaire, qui se voit constamment harcelée, stigmatisée, directement et indirectement ignorée,   vilipendée, mise sans arrêt, au ban de la société parlementaire, isolée en une impitoyable quarantaine, par la machine dévastatrice des représentants du peuple, de tout ce qui s’appelle divergence de points de vue, différence d’opinions.

 

 Drôle de paysage parlementaire qui se singularise piètrement par l’inversement de rôles et d’attributions des Représentants du Peuple. ! Encore une fois, et on ne le répétera jamais assez, ce n’est pas en termes d’accusations ni de contre accusations qu’on parviendrait à libérer une opposition meurtrie par de longues années de censures et de répressions inimaginables 

 

L’évaluation objective et rigoureuse de la maturité d’une expérience démocratique, est tributaire des représentations que se font les partis de la majorité des prestations de l’opposition, symbole d’une opposition légale, libre, digne d’un peuple, qui, à travers des siècles a lutté, avec une bravoure exemplaire, pour le respect de la différence, de toutes les différences.

 

Souhaitons, avec ardeur, respect et confiance, au nouvel arrivé dans les rangs de l’opposition parlementaire : un parti héritier d’une grande école de formation à l’opposition expérientielle, celle qui sait céder sa place quand il le faut, et occuper sa vraie et authentique place de véritable mobilisateur et meneur de troupes aguerries, chaque fois que  l’intérêt de la nation l’exige !

 

C’est le cas aujourd’hui. La jeune démocratie nationale a fortement besoin d’une opposition parlementaire mûre, combative, lucide, porteuse d’un idéal prometteur, qui soit un reflet fidèle des aspirations et des attentes populaires du Maroc profond,  du Maroc véridique, réel et réaliste.

 

En ce sens, et paradoxalement le gouvernement de la majorité, lui aussi, a vitalement besoin d’une forte opposition circonspecte, audacieuse, responsable, soudée, et homogène.  Son destin dépend, dans une large mesure,   d’une telle opposition, car sans elle, il donnerait l’impression douloureuse, de souffrir âprement et amèrement d’une affreuse carence de crédibilité convaincante.

 

Comme on le voit, et le perçoit, les enjeux sont loin, très loin, d’être le fruit d’une simple note de convictions partisanes, aux visions limitées et réductionnistes, dans le temps et dans l’espace.

 

Et ce n’est pas l’expérience requise qui manque à l’U.S.F.P., à condition qu’il se libère consciencieusement de sa torpeur  inquiétante, tant aux yeux de ses bases militantes que du point de vue des masses populaires, en général.

 

Tout autre raisonnement qui minimise le rôle et la qualité de l’opposition dans une option démocratique encore fragile, porterait un lourd préjudice à l’intégralité de tout le système.

 

Si une telle vision stratégique, et non simplement tactique, est perçue comme un truisme par l’opposition actuelle, alors on est en droit de s’interroger aussi simplement : que se passe-t-il ?/.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui        

 

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