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LES DEMOCRATIES ARABES : UN LEURRE QUI S’ENLISE ET S’ETERNISE… !

LES DEMOCRATIES ARABES : UN LEURRE QUI S’ENLISE ET S’ETERNISE… !

 

    S’il y a un point commun qui unit tous les états arabes, c’est sans conteste la méfiance transparente et criante des peuples vis-à-vis des régimes et inversement.

 

Ce ne sont pas des raisons qui manquent, ni des causes qui se dérobent pour durer et perdurer. Sans exception aucune, du golfe à l’atlantique, la carence pathologique et chronique de la confiance n’a jamais cessé de s’aggraver au fil des années.

 

En effet, les régimes arabes ont toujours gouverné sans séduire, agi sans convaincre, et promis des réformes interminables sans produire, chez les bases populaires  le moindre effet possible.

 

De tels déboires datent bien avant l’époque coloniale où ces régimes d’antan n’hésitaient pas un instant à étayer les thèses de l’occupant, surtout lorsqu’il s’agissait de ce qu’il appelait la pacification, la lutte contre les tribus qui se soulevaient souvent pour faire prévaloir leurs droits à la liberté, et à l’indépendance.

 

Cette image néfaste s’était incrustée dans leurs esprits ; les populations voyaient d’un mauvais œil la majeure partie des décisions prises par les hommes du pouvoir.

Que de trahisons avaient été à l’origine de pertes de terres au profit de l’occupant, sans aucun espoir de les récupérer un jour ! Que de personnalités politiques  avaient été systématiquement éclaboussées, piégées puis discréditées, non sans préméditation !

 

En général, les régimes détenteurs de pouvoirs illimités, négociaient ce qui s’appelait l’autonomie ou « l’indépendance interne », sans se soucier, un tant soit peu, des avis populaires ou des chefs de tribus non cautionnés par leurs camarades influents, aux yeux de l’occupant et des régimes.

 

Au lendemain des indépendances, les mêmes injustices reprenaient forme. On se méfiait ouvertement des personnalités ayant gagné l’estime et la confiance  d’un  nombre considérable de leaders aux positions politiques radicalement incisives et tranchées.

 

Dans la majorité des cas de figure, dans les régimes arabes, étaient ciblées des personnalités politiques destinées irréversiblement aux espaces d’exils et/ou à l‘incarcération, injustement accusées de banditisme, d’extrémisme, d’apostasie, d’organisation de troubles condamnables à la peine capitale, et/ou à la réclusion perpétuelle, si ce n’est à de lâches assassinats.

 

Aujourd’hui, l’Histoire se fait et se refait entre des mains soutenues par l’ex occupant, parce que fin connaisseur de la géopolitique locale et régionale.

 

Désormais, ce sont des modèles sociopolitiques et socioéconomiques de puissances extérieures qui s’imposent au détriment de choix locaux, mais authentiques. Ce ne sont pas des valeurs humaines universelles qui sont défendues par les régimes arabes, mais plutôt celles des anciens impérialistes,  vampires de sang et de sueur de peuples innocents.

 

Comment donc  envisager l’avenir qui se répète déjà : les pays arabes sont purement et simplement occupés soit indirectement ou directement par le même occupant qui s’échine à tout faire pour s’imposer ou  imposer ses élites de confiance ?

 

Alors, si ce n’est pas le cas, pourquoi les peuples arabes récusent-ils tout choix « décidé » par des gouvernements de vigilance cultivant, sans remords la méfiance et la défiance, au détriment de choix  populaires légitimes ?

 

Les printemps arabes, finalement, n’auraient pas servi à grand-chose, vu qu’ils ont été rapidement récupérés et réorientés. La démocratie, que les masses populaires attendaient ne voit pas encore le jour dans ces états qui demeurent toujours, et avec persistance, gouvernés par des régimes d’états d’exception.

 

Par  conséquent, faute de climat de confiance régissant les rapports des régimes avec  les peuples, condition sine qua non, de tout changement, il ne faudra plus se leurrer, méfiance exige !/.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

 

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