L’EPOQUE DES LEADERS EST-ELLE IRREVERSIBLEMENT REVOLUE ? !

       L’EPOQUE DES LEADERS EST-ELLE IRREVERSIBLEMENT REVOLUE ? !

 

      La notion de modernité,  dans de nombreux pays de la planète, semble faire partie  des choix décidés exclusivement par les autorités suprêmes, qui se targuent d’être chargés de Dieu et du peuple en vue d’exercer ce genre de lourdes responsabilités.

« Nous connaissons mieux que quiconque les besoins de nos sujets en matière  d’évolution, d’émancipation, et par conséquent de modernité, de démocratie ».

 

Ce « don divin », ne saurait être octroyé au commun des mortels, mais plutôt à  une catégorie de personnages élus parla Volontédu Tout Puissant, conformément à des critères divinement arrêtés : degré d’obéissance au Grand Créateur, degré d’attachement aux principes fondamentaux des pratiques et de la croyance, degré de respect et de solidarité entretenue avec sa famille, ses voisins, ses prochains, degré de servitude, et d’asservissement, etc.…

 

Toutefois, des dérogations à ces Prescriptions Divines, pourraient avoir lieu, surtout lorsqu’il s’agit d’appartenances ancestrales et/ou familiales, au premier degré.

Par conséquent, les critères du sang, de la noblesse, ou de l’ennoblissement, compte tenu de certaines descendances ou de certains liens entretenus en amont ou en aval avec certaines grandes familles matériellement privilégiées.

 

C’est le cas dans plusieurs familles au moyen orient, à l’extrême orient, et ailleurs, où des enfants naissent en tant que Princes Chorafaa. Ils se devront cependant de défendre leur titre, au vu et au su de tout le monde.

 

Ceux-là n’ont aucunement besoin de prouver leurs compétences, leur maniement de l’épée, leur possession de richesses fabuleuses, leur patrimoine indéfectible composée de savoirs, de sciences, de sagesses, de capacités à servir d’intermédiaires, de médiateurs, héréditairement reconnus en qualité de compétents capables d’imposer des solutions aux désaccords, ou même aux conflits qui éclatent souvent entre des tribus antagonistes, assoiffées de privilèges et de pouvoirs.

 

Le reste du peuple se trouve perpétuellement obligé de travailler, de s’échiner, de s’éreinter, de souffrir inhumainement,  dans le but de gagner un morceau de pain, mérité pour subvenir autant que faire ce peut aux multiples besoins de son innombrable progéniture.

 

Nous ne sommes pas loin de cet état de choses, de ces situations insoutenables, vécues à un moyen âge bien lointain. Il est fort aisé de remarquer ce genre de tableaux populaires, dans des centres urbains, dans des périphéries, dans des douars avoisinants, dans le monde rural, dans presque tous les pays en voie de développement, sauvagement écrasés sous le fardeau épuisant de la misère, de la pauvreté irréversiblement, et injustement héritées.

 

Alors, de quelle égalité des chances ose-t-on  disserter, pérorer, dans la quasi-totalité des médias de ces mêmes pays où le mode de vie se résume en un  seul mot d’ordre : écraser son prochain pour mieux survivre ? !

 

Encore faut-il conquérir le titre de leader socio-économico-politique, suivre des chemins ardus, sur des braises ardentes, pratiquer ce qui reste de la politique : lutter sauvagement en vue d’occuper une place, dans les rangs des déshérités :ceux qui rêvent accéder aux premiers rangs derrière les chanceux, ayant  hérité une fortune, un e famille, un prestige, un privilège, celui de naître favorisé par la bénédiction, nous dit-on, de Dieu Tout Puissant, en pleine ère de modernité !

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

 

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