LA DICTATURE MONDIALISEE

                                LA DICTATURE MONDIALISEE

 

  Sommes-nous fiers de nous-mêmes ? C’est-à-dire, tels que nous sommes réellement, des Marocains  du 21ième siècle, tels que nous vivons, tels que nous habitons, tels que nous travaillons, tels que nous recevons des soins, etc.…

 

Sommes-nous fiers des droits dont nous jouissons, de la manière avec laquelle nous nous  acquittons de nos devoirs ? Je dois, encore une fois, préciser qu’il est question de fierté et non d’autre chose.

 

Autrement dit, du plus profond de nous-mêmes, qu’est-ce que nous ressentons après avoir rempli une tâche bien déterminée ? Est-ce que nous ressentons de la satisfaction ? Jusqu’à quel point ?

Nous sommes bien le produit de contacts éducationnels, linguistiques, religieux, culturels, civilisation els, politiques, économiques, et j’en passe.

 

Je me pose souvent des questions de ce genre, et bien d’autres, ne serait-ce que pour m’assurer du bien fondé de ce que l’Histoire pense et dit de l’Histoire de mon pays. Mais alors, comment se fait-il que les Marocains soient allés se battre et mourir pour d’autres, et contre d’autres, lors des deux guerres mondiales, et que sais-je encore ?

 

Mais, à mon sens, la réciproque serait-elle possible ? C’est exactement la question ! Pourquoi faut-il absolument qu’il n’y ait pas ou peu de réciprocité, ou du moins dans des domaines vitaux, identitaires ?! On pourrait me rétorquer que nous étions sous l’occupation ; toutefois on a toujours matraqué que les bienfaits d’une telle occupation étaient et sont innombrables,  surtout pour des Etats amis.

 

Bref, tout dépend et continue de dépendre de l’ex occupant. Il conseille, il forme, il appuie, il aide et coopère, il nous met sous sa férule, « il est le garant de notre sécurité. »  En échange, car il ya des  facteurs impératifs de conditionnalité : il nous fait signer des accords d’exploitation à long terme, des êtres humains et des sous  sols, qui nous lient à lui pour toujours.

 

Alors que des langues étrangères sont enseignées  au Maroc, puis utilisées presque dans la majorité   des situations de communication, il n’en est pas de même pour la langue arabe, le parent pauvre, qui demeure inconnue, étrangère, étrange, aux sens propre et figuré en Europe, et partout  en Occident !

 

Cette carence endémique s’étend honteusement aux domaines religieux, culturel, éducatif…etc.

Ainsi, l’Islam et les musulmans sont le plus souvent persécutés, sous prétexte qu’ils développent et abritent le terrorisme. L’Arabe est soupçonné d’être à l’origine de tous les maux, il se voit ridiculisé, maltraité, malmené. On se méfie de lui, on lui rend la vie insoutenable jusqu’à ce qu’il décide de rentrer chez lui.

 

Ce n’est pas caricatural, alors que les touristes sont reçus en qualité d’amis, ils passent au Maroc des séjours inoubliables, empreints de chaleur humaine légendaire, pour ne citer que cet exemple.

 

Comment saurions-nous, comment pourrions-nous parler de fierté, excepté celle qui nous habite, qui  irrigue nos veines ?  Nous sommes fiers de nature, nous savons que cette fierté représente pour nous plus qu’une pierre précieuse.

 

Nous aimons, à mourir, le Maroc parce que c’est dans notre sang, on n’y peut rien !  Mais nous refusons, nous récusons, nous rejetons de nous soumettre, à d’autres formes d’occupation nouvelle formule, occupation mondialisée, axée sur le racisme racé, la ségrégation abjecte.

 

Nous serions fiers du Maroc,  dans le cas où il ferait vraiment de nous des êtres fiers de l’égalité des chances, du respect des libertés fondamentales, de la justice, des valeurs démocratiques universelles, dans toute la transparence requise.

 

Notre fierté, à nous, a un prix : elle ne s’achète jamais, elle ne se vend jamais non plus. Nous sommes nés libres et indépendants, en dépit des affres, des déboires des dictatures mondialisées qui représentent l’esclavage sinistrement mondialisé des nations, à l’ère soi-disant des droits de l’homme moderne. /.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui                                                                                                                                                                                                                                                 

 

 

 

Laisser un commentaire