LE MALI : TERRE DE TOUTES LES INCERTITUDES ?

LE MALI : TERRE DE TOUTES LES INCERTITUDES ?

 

De nombreux observateurs régionaux et internationaux s’interrogent, avec insistance, sur les raisons objectives qui incitent les grandes puissances à pratiquer la sourde oreille, à propos de ce qui se passe au Mali.

 

Comment justifier, par exemple, le silence le moins qu’on puisse dire curieux et bizarre des grandes puissances  telles quela France, et/ou les USA. ?

 

Rappelons, au passage, les événements qui secouaient le Tchad, sanctuaire privilégié de «  la force tranquille » française, bien avant l’époque de Sarkozy. Les troupes françaises, ne sont jamais restées les bras croisés, chaque fois que la sécurité du Tchad se trouvait, un tant soit peu, menacée par «  des forces du mal », ou par « des brigands ».

 

Ce n’est là qu’un simple exemple, quoi qu’il n’y ait aucunement lieu de comparer des incomparables, à tous les points de vue. Souvent, on prétextait que la puissance française s’ingérait directement dans les affaires intérieures d’Etats Africains, surtout pour défendre ses intérêts stratégiques et économiques.

 

 Ce fut le cas, en Mauritanie, au Niger, en Centre Afrique, au Tchad, en Libye….Sans évoquer ses interventions indirectes en Guinée, au Bénin, dans les Iles Comores, au Burkina Faso, en Côte d’ivoire, au Mali, à Madagascar, au Maghreb, entre bien d’autres.

 

Aussi, comment expliquerait-on la position et l’attitude françaises dites de «  neutralité positive » au Mali, menacé par la sécheresse et la famine chroniques, pays secoué par des coups d’Etats à répétitions, ainsi que l’invasion et l’occupation de tout le nord par des Touaregs et des mouvements salafistes de tous genres tels que Ansar Eddine Wa Acharia,  Al Jihad Wa Tawhid,la PrédicationWaAl Jihad appuyés ouvertement par le mouvement sécessionniste Bocqua Haram au Nigéria et El Qaida?

 

A ce sujet, les Touaregs viennent d’ailleurs de signer un pacte d’union  et de coordination avec des mouvements de rébellion, couronné par  la proclamation, urbi et orbi, au nord du Mali, d’un Etat Islamique Fédérant la grande majorité des rébellions sévissant au Sahel et aux territoires limitrophes du grand Sahara.

 

Face à ces crises endémiques qui ravagent tout le grand désert subsaharien, l’ancienne puissance coloniale demeurait impassible sinon indifférente, du moins avant l’arrivée au pouvoir, de la gauche socialiste. Serait-ce parce que M.Sarkozy, s’obstinait, avec préméditation, à programmer et à planifier sciemment ses interventions en Afrique, selon un agenda propre à lui, en adéquation maximale avec ses humeurs et son tempérament électoralistes personnels ?

 

Est-ce que tout dépendait de certaines « conjonctures conjecturelles », comme dirait  l’autre ?

Est- ce que les empires colonialistes se moquent éperdument du passé, du présent, du futur des   populations d’anciennes colonies ?

 

Dans l’incertitude totale de réactions à la mesure des défis, les Etats Africains ex colonisés par l’empire de tutelle méritent bien leur sort ; auquel cas ils devraient s’habituer sagement et patiemment  à s’attendre au pire, par les temps qui courent.

 

Car,  toutes les colonisations ont un avant, un pendant, et un après : cela semble être une règle  de base prescrite par les grandes puissances de ce monde. Ce serait un mal nécessaire, parait-il !

DE VIVVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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