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MAROC : L’EXPERIENCE DE L’ALTERNANCE EST L’AFFAIRE DE TOUS !

MAROC : L’EXPERIENCE DE L’ALTERNANCE EST L’AFFAIRE DE TOUS !

 

     Si l’on se réfère à certaines prises de positions, ainsi qu’à de nombreuses déclarations de personnalités politiques marocaines ou étrangères, il ne serait pas difficile de constater des attitudes, le moins que l’on puisse dire, farouchement hostiles, le recours féroce à la théorie du doute comme tactique inlassable des uns et des autres, essentiellement depuis l’accès                             au pouvoir  du P.J.D. et de son équipe.

 

Il est tout aussi aisé de constater que les critiques, ou plus  exactement les attaques, se focalisent indubitablement sur la personnalité même du Chef du Gouvernement .Du coup on balaie tout au passage, accusant sans hésitation aucune, ni avec la moindre délicatesse, M. Benkirane devenu le personnage principal ciblé, comme étant le responsable de tous les maux hélas chroniques, datant d’époques des plus éloignées.

 

Toutefois, et sans prendre part à une quelconque polémique, ni jouer au défenseur d’une institution capable de se défendre elle-même au moyen de chiffres et de réalisations, loin de toute démagogie partisanne,irréversiblement révolue, il me semble  suffisamment pertinent de participer à ce débat qui prend malheureusement des fois, des allures surprenantes de  par leur  tonalité, leur périodicité, leur degré non, pas de subjectivité, mais plutôt d’acharnement qui malgré la puissance de feu d’un tel débat, tient cependant, à sauvegarder les normes rigoureuses de dialogues respectueux parce que respectables.

 

Aussi, tout en réinstaurant le cadrage de la mémoire qui semble  curieusement être le parent pauvre des multiples  paramètres d’argumentations, il paraît absolument nécessaire de mettre l’accent sur quelques points d’ordre stratégique, qu’on oublie, le plus souvent, de signaler dans les différentes joutes oratoires, ou qu’on occulte sciemment.

 

1/ Le rôle du Roi dans la réussite de l’alternance politique, serait déterminant et quasi décisif pour élever le débat garanti par la loi et la constitution, Car il ne s’agit guère de défendre ni la personne de M.Benkirane, Chef du Gouvernement d’alternance,  ni le P.J.D.,mais de jouer le rôle de médiateur et de juge dont l’expérience marocaine de l’alternance a tant  besoin actuellement, d’autant qu’elle coïncide avec l’impulsion nécessaire dont bénéficieraient les multiples chantiers de développement régional, en fonction et compte tenu de la  nouvelle vision et des nouvelles approches stratégiques proposées par S.M. Le Roi Mohammed VI.

 

2/ Le rôle de toutes les institutions nationales, sans exception, devrait être impliqué afin de contribuer largement à renforcer, à enrichir, à consolider l’expérience nationale de l’alternance politique qui devrait, dans ce cas de figure, occuper le premier rang parmi les préoccupations nationales majeures dans leur intégralité sociopolitique, socioéconomique,  socioculturelle et socioéducative, entre autres.

 

3/ Le rôle des médias dans leur globalité devrait changer de rythme et de tonalité  pour encourager les différentes formes  de débats télévisés dont le face à face direct, ainsi que les débats contradictoires ; car nous estimons que ces dispositifs de pointe seraient à même  de favoriser une meilleure circulation de l’information, qui dans l’état actuel des choses, fait défaut dans le développement d’une meilleure communication entre les différentes composantes étatiques, sociales, politiques, et le gouvernement.

 

Nous pensons à juste titre que le devoir d’assurer et de garantir la réussite des actions  du premier gouvernement d’alternance incombe, en premier, au Roi de par son autorité morale et du soutien apporté à la réussite de l’expérience nationale de l’alternance, du fait que la réussite de tous les autres chantiers en  dépend, dans une large mesure, sans  conteste. /.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

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