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POURQUOI DES MEDIAS NE RESPECTENT-ILS PAS LES REGLES DE BASE DU JOURNALISME ?

POURQUOI DES MEDIAS NE RESPECTENT-ILS PAS LES REGLES DE BASE DU JOURNALISME ?

 

    Souvent profondément déçu, un certain lectorat  marocain se plaint, non sans une grande amertume la plupart du temps irréfutablement justifiée, du sort réservé aux différents paramètres de l’acte informatif, tous moyens logistiques confondus.

 

Si dans un passé lointain, on se permettait impunément de mal informer, de désinformer les citoyennes et les citoyens, pour des raisons que l’on connaît, la conjoncture actuelle semble servir de témoignage irréfragable d’un abus quasi prémédité du non-respect criant des règles élémentaires  de la presse écrite, à savoir :la Vérité, toute la vérité, rien que la vérité Informative.

 

De surcroît, si l’on se réfère au discours officiel et officialisant, le Maroc aurait désormais rompu irréversiblement avec  d’anciennes pratiques scripturales, et ce, en s’adjugeant le droit de faire appel aux  témoignages et au soutien  inconditionnel de grands ténors du  journalisme mondial, pour faire et obtenir l’effet d’un convaincre plus plausible, tant à l’intérieur  qu’à l’extérieur.

 

Il n’y a qu’à prendre comme exemple la couverture des événements qui secouent le monde, par les médias nationaux, au Maghreb, en Afrique, au Moyen Orient, en  Asie, en Amérique latine, et en Occident en général.

 

Force est de remarquer, sans surprise, que ce qui laisse le lecteur perplexe et sur sa faim, c’est malheureusement l’approche de la couverture  des nouveaux développements récents de l’Affaire du Sahara, et du Sahel, sournoisement extraite, intra-muros, des dossiers strictement conçus et élaborés soigneusement par des départements nationaux !

 

Aussi serait-il absolument nécessaire, pour les « producteurs auteurs de textes », d’étoffer « leurs productions » au moyen d’explicitations rigoureuses, de détails circonstanciels et circonstanciés ; bref, de tout ce qui a trait aux questions épineuses,  telles que les premières visions servant de base au projet d’autonomie ; et surtout ce qui se rapporte, à la sortie de crise enclenchée par la menace pesante et encombrante d’instrumentalisation du fameux réquisitoire sur les droits de l’Homme au Sahara, et dans la totalité du  territoire national.

 

A ce niveau de réflexion, il serait fort dommageable de constater la pénurie et la « modestie » de l’approche, des outils, des mécanismes, des détails et de tout l’argumentaire qui aurait dû servir à la conception et à la mise en place  d’appareillage infaillible, à forte tonalité. Comme il aurait été souhaitable de dresser, au terme de la couverture journalistique, un bilan  loin d’être laconique, sur les deux principaux axes autour desquels pivotent l’avenir du Sahara., et celui du Sahel.

 

Car comment, à titre indicatif, permettre aux différents lectorats de la presse écrite journalistique de retrouver le Nord, comme on dit dans le jargon, lorsque d’autres médias étrangers parlent, eux aussi, de victoires, haut la main, et de camouflets cinglants s’agissant des deux affaires considérées conjointement : le Sahara et le Sahel ?!

 

C’est seulement en informant clairement, objectivement, logiquement, aussi alarmantes que soient les informations, qu’on arrive à mieux responsabiliser les Marocaines et les Marocains qui ont accédé, au fil de nombreuses années, aux rangs de lectrices et de lecteurs de plus en plus exigeants.   Ce n’est pas en leur cachant la vérité, en contournant les véritables pierres d’achoppement, et les obstacles qui ne cessent de se dresser de toutes parts, que l’on parvient à s’acquitter de son devoir de journaliste, Ce n’est pas non plus, en se limitant à des citations hâtives et confuses, que l’on doit parler des débats au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies, officiellement et officieusement..

 

Je formule le vœu que les lectorats me permettent de  préciser, à  mon sens, que le fait de lier  le sort du Sahara à celui du Sahel, dans les instances de l’ONU,  n’a pas été innocent. Bien au contraire, ce sont de grandes puissances influentes au Conseil de Sécurité de l’ONU, qui ont tout  fait pour que soit adoptée une approche globalisante des sujets inscrits à l’ordre du jour de la session, compte tenu de gros enjeux de stratégies géopolitiques internationales qui motivent leur implication si fébrile dans la gestion et l’orientation des débats en question.

 

En d’autres termes, il aurait été plus juste et plus préférable de rapporter fidèlement des informations aussi cruelles fussent- elles : types de  marchandages concoctés entre les grandes puissances aux coulisses, types de concessions faites ou proposées par les uns ou par les autres(…).

 

Je suis de ceux qui croient que la démocratie, la transparence, la liberté, la justice, l’égalité, constituent un  ensemble homogène, un tout indissociable. L’information rigoureuse respecte le vrai, le précis, l’exhaustif ; l’information juste et  édifiante exige un effort  tout particulier, la liberté d’investigation, la liberté de douter, d’interroger, d’anticiper.

 

Informer ne saurait  tolérer, en aucun cas, courir des risques  ou des dérapages, parfois ou souvent, encourus par

des hommes politiques.  Ce ne sont pas là des affaires de journalistes.

 

 Paradoxalement des risques, d’une autre nature,  guettent les journalistes qui travaillent à la solde d’actionnaires, dans le  but ultime de servir des intérêts économiques et politiques de forces occultes : ils seraient susceptibles de tout perdre en perdant la confiance, l’estime, et la solidarité, à la fois, de leurs lectorats, de leurs confrères, et de toute évidence, de l’opinion populaire. /.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

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