EGYPTE : LES FRERES MUSULMANS AURAIENT RENIE LEURS ENGAGEMENTS

              EGYPTE : LES FRERES MUSULMANS AURAIENT RENIE LEURS ENGAGEMENTS

 

    Même pendant la guerre israélienne, de 22 jours contre Gaza, fin 2008, Moubarak a gardé bien verrouillé le poste Frontière de Rafah, en violation de la 4° Convention de Genève, qui oblige l’Egypte, en tant que signataire, à protéger les civils, en temps de guerre et/ou  d’occupation étrangère.

 

Le dictateur égyptien a été chassé du pouvoir, mais son héritage continue d’influencer les réalités sur le terrain de Gaza, et sur tout ce qui concerne en général la question palestinienne.

 

A cela, il faut ajouter que son successeur Mohammed Morsi, de l’Organisation des Frères Musulmans, a peu fait pour prouver-à ce jour du moins- que sa politique allait changer de cap.

 

Bien sûr, rien n’est aussi simple que cela. Morsi a dû prendre en compte un héritage très pesant, une bureaucratie corrompue et une souveraineté assez inexistante après de décennies de soumission complète aux Etats-Unis.

 

Mais à en juger par ses discours, et ses réalisations, au cours de l’année écoulée, il est évident quela Fraternitémusulmane, c’est-à-dire le Président et le Parti dela Justice, est très désireuse de faire preuve de « pragmatisme » et de flexibilité face aux pressions des grandes puissances étrangères.

 

Quelques Frères musulmans et certains de leurs sympathisants affirment que cela est nécessaire pour garantir leur ascension  au pouvoir dans une période de transition fragile, et pour rassurer d’éventuels sceptiques.

 

Toutefois, ce genre de tactiques peuvent être valables et payantes, dans certains cas où l’équilibre local des pouvoirs n’est pas en faveur des principaux protagonistes ; mais cela pose de sérieuses questions sur jusqu’à quel point Morsi entrera dans les chaussures de Moubarak sous prétexte de realpolitik- et s’il ne va pas finalement  se retrouver, lui-même, pris au piège.

 

Tous les observateurs suivent de très près l’évolution de la situation sociopolitique en Egypte depuis l’arrivée de Morsi et dela Fraternité.Mais,  c’est la bande de Ghazza qui incarne désormais, le véritable baromètre aux yeux du nouveau Président de l’Egypte dela Fraternité.

 

Car il ne faut pas ignorer, ni minimiser les tensions qui ne cessent de s’accentuer entre Morsi et Ghazza qui représente indiscutablement le symbole de la véritable résistance à l’occupant israélien. Et c’est bien là que l’Egypte se trouve obligatoirement impliquée dans la question palestinienne, depuis la victoire de Hamas en 2007 à Gaza, et le blocus israélien et tout ce qui s’en est suivi

 

L’on pourrait longuement du rôle « encombrant » de Hamas qui semble déranger sérieusement l’égoïsme des Frères musulmans qui souhaiteraient avidement s’accaparer de la sympathie populaire des peuples palestinien et égyptien. Le blocus israélien qui sévit inhumainement à Ghazza et tout ce qui s’en suit devant presqu’une indifférence pour ne parler de complicité des Frères égyptiens avec l’occupant israélien.

 

L’affaire des tunnels qui symbolisaient autrefois la solidarité du peuple égyptien avecla RésistanceIslamiquede Hamas même pendant les pires exactions du dictateur déchu Hosni Moubarak, ont été inondés de boue et d’eaux des égouts, comme preuve irréfutable de la position des Frères égyptiens à l’encontre du  problème palestinien.

 

Comment alors ne pas douter des intentions de Morsi vis à vis dela ResistancePalestiniennede Hamas ?

Comment expliquer la position des Frères musulmans égyptiens si ce n’est qu’ils sont en train de renier tous leurs engagements pris aux cotes des Frères de Hamas ?

 

Ce sont là, en tous cas, des signes forts qui ne trompent guère, et que de surcroît sont susceptibles de plaire à Israël, de le rassurer et de le séduire. /.

 

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

 

 

 

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