MAROC : DES ALLIANCES CONTRE NATURE… ?

9 février 2011

                               MAROC : DES ALLIANCES CONTRE NATURE… ?      Comment ne pas crier au scandale, en remarquant le phénomène de nomadisme intra muros qui affecte, toutes saisons confondues, les rangs de telles ou telles appartenances politiques  partisanes ?! 

Grandes furent  ma stupeur et mon étonnement en constatant l’éparpillement systématique de la gauche marocaine d’une part, et l’émiettement pitoyable des voix  socialistes d’autre part. ! Ce n’est ni de la naïveté politicarde, ni non plus du romantisme d’une certaine époque révolue, qui m’ont incité à oser poser des questions, que jusque-là « des camarades » ont fidèlement tues au fond d’eux-mêmes , soit par excès d’engagement et de loyauté, soit par simples exercices mnémotechniques de souvenirs traversés de temps à autre par une mémoire réactivée , qui s’est quand-même donné rendez-vous avec 2011. ! 

Qu’est-ce qui a fait que l’U.S.F.P.et le P.P.S., aient subitement rompu leurs relations respectives avec l’U.N.F.P.et le P.L.S., au cours des années 1970 ? Si l’on voulait se rappeler  les raisons qui avaient motivé de telles ruptures brutales, on parviendrait sans nul doute, à comprendre aussi certaines des raisons qui motivent actuellement la non communicabilité entre l’U.S.F.P. d’une part, et tous les autres partis de gauche d’autre part. 

Ce serait-là un travail d’investigation qui, dans la mesure où il serait judicieusement exploité, contribuerait à opérer un rapprochement indéniable entre les composantes d’une gauche marocaine susceptible de constituer, à elle seule, un pôle suffisamment cohérent, stable et crédible. Par ailleurs, on verrait deux autres pôles dont le premier se constituerait autour du P.J.D., et dont le second se constituerait autour du P.de l’ISTIQLAL. 

Ainsi, et au total, le paysage politique marocain se composerait de trois ou quatre pôles : 1/La droite marocaine. 2/Le centre droit. 3/Le centre gauche. 

4/La gauche marocaine. La répartition qui se ferait en termes polaires (3à4), contribuerait à réduire les effets du phénomène de nomadisme déstabilisateur, à garantir une plus grande cohésion, une meilleure cohérence des façons de faire, et surtout à développer des alliances solidaires et complémentaires. /. DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

TOUCHE PAS A MA REVOLUTION EGYPTIENNE… !

6 février 2011

               TOUCHE PAS A MA REVOLUTION EGYPTIENNE… ! C’est désormais le slogan de prédilection des jeunes du monde arabe. La raison est simple, vu que l’Egypte a toujours été à l’avant-garde des peuples qui luttent pour la liberté et l’indépendance de
la Palestine et des autres pays arabes. 

Qu’est-ce que le monde arabo-afro-musulman sansla Grande Egypte ? Que représentent les luttes et les combats des peuples de la terre sans les sacrifices grandioses de la terre Alkinana, baignée par l’eau divine du Nile bleu, prestigieux cadeau du ciel ? Et que pourrait signifier la terre sainte en l’absence du  Sinaï, symbole de tous les lieux de recueillement et de méditations ? 

Quand le machreq ou le maghreb souffre sous le joug de la répression, c’est bien MISSR qu’on implore, terre des prophètes et des messagers de tous les temps. ! 

On ne conçoit nullement des regroupements de pays arabes, ni des appels à l’unité des peuples musulmans, ni, et à plus forte raison, l’Histoire de l’Humanité depuis sa création, sans l’apport et la grandeur impressionnante de ses empruntes indélébiles. 

Il arrive cependant, que ce beau et grand pays connaisse des déboires, vive des affres, souffre de malheurs, comme tous les pays de la planète ; à l’instar d’autres pays frères, l’Egypte contemporaine a vécu des revers accablants de guerres injustes et disproportionnées que le sionisme international lui a souvent imposées, compte tenu de la place et du rôle déterminants qu’elle occupe sur la scène géopolitique mondiale, et régionale. 

Parce que le moyen orient traverse  actuellement des crises de méfiance socio-économico-politique, toutes les dictatures arabes tomberont les unes après les autres, sous les coups bien ciblés d’une jeunesse révolutionnaire fraîchement et solidement convaincue du bien fondé de sa cause prioritaire : déraciner les origines des injustices sociales, corriger les inégalités parmi les populations, lutter contre la corruption , instaurer l’état de droit, démocratiser la société, extirper les racines du mal , partout où il se trouve. ! 

Touche pas à mon Egypte, qui est en train de mener un combat des plus justes, contre la répression et la dictature, contre la clanification et la paupérisation sociale : pour son autodétermination irréversible et légitime./. DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

LES PREPOSES DE LA BIEN-PENSANCE…!

5 février 2011

                                                                                                 LES PREPOSES DE
LA BIEN-PENSANCE…. ! 

    Notre société est diversement composée. On a pris la sournoise habitude, de la qualifier de riche et d’enrichissante, sans tenter de temps à autre, d’interroger de telles caractéristiques qui se veulent fièrement fondamentales, chaque fois que nous sommes amenés à nous comparer à d’autres sociétés. 

Il en est de même pour des concepts qui envahissent notre société, laquelle s’offre docilement et généreusement, comme un carrefour d’échanges à sens malheureusement unique. 

Ainsi, bien avant 1974, nous entendions parler d’échanges linguistiques, culturels, pédagogiques, civilisationnels, pour enfoncer le clou, comme on dit. 

Notre société, prétend s’émanciper, dialoguer sans complexe, avec les autres, alors qu’elle éprouve déjà beaucoup de difficultés à se faire comprendre, à communiquer intra muros. 

L’autre, les autres, sont de chez nous, ils ne sont pas ailleurs, ils ne viennent pas d’ailleurs. ! C’est la communication interne, au sein de la société qui gagnerait à se débarrasser de tous les ambages : c’est entre Marocains qu’on ne se comprend pas facilement, surtout lorsqu’il s’agit de se mettre d’accord, sur un projet commun qui serait sensé engager la société toute entière. 

Dans la majorité des cas, ce sont les mêmes qui pensent, les mêmes qui s’expriment, les mêmes qui décident : où sont les autres ? Tous les autres ? 

C’est donc une minorité de Marocains  qui pensent à la place de la grande majorité silencieuse, passive. Nous aimons la facilité, les chemins les plus courts, nous préférons que cette minorité fasse ce que normalement  il nous incombe de faire. 

Notre société gère ses affaires avec un minimum d’efforts, grâce à la bien- pensance d’une catégorie de  personnes compétentes, qui aiment joindre l’acte à la pensée, contrairement à ceux qui se contentent de penser, ou à ceux qui se contentent d’agir. 

Faisons une fois pour toutes des mises aux points régulateurs : Est-ce que tous les Marocain(e) pensent bien ? Travaillent bien ? 

Réfléchissent  bien ? Communiquent bien ? Aiment bien leur pays ?  S’occupent bien de leur famille ? Vivent bien ?………… ?……… ?……… ?./. DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

REVOLUTIONS TUNISIENNE ET EGYPTIENNE …! REVOLUTIONS TUNISIENNE ET EGYPTIENNE…!

4 février 2011

                REVOLUTIONS TUNISIENNE ET EGYPTIENNE …!                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        

                

Il serait trop prétentieux de tenter de tirer des enseignements, ou de se livrer à une quelconque réflexion comparative des révolutions tunisienne et égyptienne. 

 

 Il importe néanmoins, de mettre en relief un certain nombre de points communs, qui requièrent, de l’avis d’éminents politologues, des études et des analyses approfondies. 

 

Il s’agit dans les deux cas, de révolutions populaires ayant couronné de longues décennies de souffrances, mais surtout de résistances à de pires répressions conduites systématiquement et impitoyablement par une machine broyeuse, dont les principaux auteurs, eux-mêmes, n’ont jamais envisagé l’arrêt brutal. 

 

Il s’agit dans les deux cas, de révolutions populaires conçues, préparées, planifiées, dirigées, coordonnées, made in Tunisie and Egypte. Les jeunes révolutionnaires de Janvier 2011, n’ont pas attendu que de grands théoriciens, ou guides de la révolution, leur annoncent et leur imposent une carte de route avec un mode d’emploi. 

 

Il s’agit dans les deux cas, de révolutions populaires excluant toutes tendances politiques partisanes, tribales, professionnelles, étroites et sclérosées. 

Ce sont des révolutions des peuples, pour les peuples. 

 

Dans les deux cas, l’histoire notera que les partis politiques officiels se sont fait remarquer par leur absence, leur mutisme, leur lourdeur, leur carence d’anticipation, leur inertie, leur machine administrative dépassée et incertaine. 

 

Mais, l’histoire notera également que pendant que la révolution se battait pour aboutir à  des issues heureuses, certains partis politiques bougeaient, en coulisses, se préparaient non pas à présenter des sacrifices, à proposer, à suggérer, contribuer à débloquer des situations, parfois délicates, mais plutôt à occuper les premiers rangs une fois que les vraies batailles  soient remportées par les vrais combattants pour la vraie liberté. 

 

Souvent, après la chute ou la fuite des dictateurs, on constatera que des silhouettes  se profilent , défilent, et se faufilent lâchement, opportunément, hypocritement, égoïstement, pour participer aux efforts de redressement des deux nations meurtries, trahies, avant, pendant, et après par des partis politiques qui servaient de partenaires incontournables aux dictateurs déchus par les vrais militants qui détestent la politique des coups bas et la politique de la bassesse politicienne./. 

DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI  

EGYPTE : LE DERNIER EXPLOIT DU DICTATEUR… !

3 février 2011

            EGYPTE : LE DERNIER EXPLOIT DU DICTATEUR… ! 

Fidèle à ses grands principes de désunion, de discorde, H.M. tient absolument à marquer cette phase de l’histoire  de l’Egypte, par ses dernières empruntes : déclencher une guerre civile entre les citoyens d’une même nation. 

Après lui, le déluge. C’est là, la grandeur d’âme du serviteur de la république. Aidé, soutenu, conseillé, par les U.S.A., il préfère s’accrocher au pouvoir jusqu’à son dernier souffle. 

Peu importe les luttes intestinales qui embrasent le paysage sociopolitique de cette grande nation, peu importe les guerres fratricides qui meurtrissent ce qu’il y a de plus cher dans une nation : une jeunesse qui s’entretue, impitoyablement pour que l’ère  de Moubarak survive, même s’il le faut, sur des milliers de cadavres calcinés. 

Si les peuples des grandes nations se sacrifient pour immortaliser leur          histoire, Moubarak  éprouve un vilain plaisir à pousser la jeunesse à mourir pour le dictateur. 

H.M. sait qu’il est fini, que son règne  est condamné à jamais. Il semble oublier cependant que le peuple exige désormais, des élections libres, intègres, et indépendantes. 

Sur le plan de la politique étrangère de l’Egypte, il sait également qu’il n’a pas donné satisfaction, ses maîtres sont déçus : 

La frontière avec Ghazza n’est pas aussi étanche qu’on voudrait le faire croire. Le peuple égyptien sympathise, se solidarise, avec                                                    les mouvements de la résistance palestinienne. 

Le Hezbollah s’enracine au fil des jours dans tout le moyen orient. L’influence de la république islamique de l’Iran ne cesse de progresser, de marquer des points précieux. 

Par conséquent, H.M. ne sert plus à grand-chose : pour les stratèges U.S., il est temps de changer de personnels, d’approches et de méthodes de travail. Tous les régimes de la région sont en train de trembler. Les peuples ne veulent plus de leurs dirigeants, ni de la présence américaine. 

                                      Leurs objectifs sont désormais clairs : œuvrer pour une  démocratie authentique, juste et égalitaire. Soutenir sans équivoque la cause palestinienne./. 

DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

EGYPTE:L’HEURE EST AUX MANOEUVRES ET AUX TERGIVERSATIONS…! EGYPTE : L’HEURE EST AUX MANOEUVRES ET AUX TERGIVERSATIONS… !

1 février 2011

EGYPTE : L’HEURE EST AUX MANŒUVRES ET AUX                                                                                                                                                                                                                  TERGIVERSATIONS… ! Le régime totalitaire  de H.Moubarak est en train de tituber et de trébucher, sous les effets des coups répétés que lui assène une opposition de la rue fermement et courageusement  convaincue et décidée à se débarrasser, coûte que coûte, du pharaon , le despote. 

Mais la dictature de M.H.M., n’est pas seule dans le champ de bataille contre le peuple égyptien. Si la dictature du Rais s’écroule,  ce serait un signe prémonitoire qui ne trompe pas, de l’effondrement inéluctable de toutes les dictatures de la région. Et une telle probabilité ne manquerait pas d’avoir des répercussions sur tous les plans. 

Il faut bien se poser des questions, à la veille de la marche gigantesque qui rassemblera toutes les forces vives de la nation : Quelles seraient les réactions des protecteurs du Co-protecteur du processus de normalisation avec Israël ? 

Quelles seraient les positions et les réactions des états voisins de la région ? Les réponses à de telles questions dépendront inévitablement des résultats de tractations menées tous azimuts. 

Quelles sont les conditions de faisabilité du lâchage du dictateur par les grandes  puissances ?                                                                                                                                                   Ce ne seraient sans doute pas les atteintes flagrantes aux droits de l’homme qui inquiètent ou préoccupent les grands de ce monde, ni à fortiori l’état lamentable de la fausse démocratie dont se gargarise le système corrompu et pourri. La sécurité d’Israël est la priorité des priorités. ! 

Le weekend prochain les observateurs avisés seront fixés sans plus attendre, cette semaine sera décisive et marquera un tournant déterminant sur l’issue des manifestations de rues qui se veulent absolument pacifiques et responsables, sauf provocations de dernières minutes. Dans tous les cas, la dictature  du pharaon se trouve dans l’impasse totale. /. 

DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

EST-IL VRAI QUE L’EGYPTE N’EST PAS LA TUNISIE… ? !

28 janvier 2011

                         EST-IL VRAI QUE  L’EGYPTE  N’EST  PAS  
LA TUNISIE… ? ! 
   Les dictatures du monde arabe, ont dû profondément étudier et analyser la chronologie des événements ayant secoué
La Tunisie ces dernières semaines, pour en tirer les enseignements qui leur seraient d’un immense secours. 

Mais, le plus important pour les dirigeants concernés, se résume en trois maîtres-mots, qui commencent tous, par la lettre R, et qui représentent trois phases capitales : 

1/LA PHASE DE REVOLTE des populations, dans différentes régions du pays, suite comme toujours, à des agissements  déclencheurs de l’état, le moins qu’on puisse dire, contraires aux possibilités et aux intérêts vitaux du peuple. 

2/LA PHASE   DE RESISTANCE des populations qui, au fil des heures, des jours, des semaines, y croient. Au fur et à mesure que la répression féroce, ultime recours de prédilection des dictatures et des fausses démocraties, le mouvement de contestation commence à prendre de l’ampleur. On assiste alors aux prémisses d’un véritable soulèvement organisé, aux consignes et aux slogans de plus en plus percutants, plus unifiant,  plus solidarisant. 

3/LA PHASE DE REVOLUTION déclenchée par tout un peuple, contre la dictature, incarnée par le tyran dictateur . Désormais, de la simple et légitime revendication d’amélioration des conditions minimales de vie/ ou de survie, les manifestants donnent du ton, pour réclamer, exprimer, dénoncer les atteintes aux droits, à l’égalité des chances, au travail, au logement, aux soins médicaux,  à l’enseignement… 

Un seul mot d’ordre est répété par toutes les bouches : le changement. 

Commandé de mains de fer par H.Moubarak, le peuple égyptien a décidé  ce vendredi 28 janvier 2011, fermement et courageusement, de briser tous les obstacles psychologiques et matériels qui l’ont empêché, pendant plus de trente années piteuses, de misère noire, de tortures des âmes, des esprits, et des corps,  de crier de vive voix : A BAS
LA DICTATURE ! VIVE
LA DEMOCRATIE ! NOUS EXIGEONS
LA BONNE GOUVERNANCE ! 

Toutefois, la résistance-style 2011- est à peine à ses débuts, bien que le peuple vaillant d’Egypte ait résisté pendant ces longues années piteuses , il est à craindre que le régime dictatorial sur place ait recours ignoblement à des stratégies particulières qui lui seraient communiquées par certaines puissances qui voient en H.M. un allié fort et fidèle. 

Classé parmi les dirigeants modérés de la région, H.M. est investi de toutes les missions de sales besognes, telles que la nécessité de servir de pare-chocs et de co- veilleur  sur la sécurité d’Israêl, face au Hamas, au Hezbollah, ainsi qu’aux états  fougueux, intégristes, terroristes, selon le jargon U.S. Il serait capable d’accuser de tous les maux, les frères musulmans, et la république islamique de l’Iran. 

Les dictateurs ont toujours privilégié le service du mercenariat pour plaire,   non point à leurs peuples, mais plutôt à leurs employeurs généreux et muets, quand il est question d’injustices et d’atteintes caractérisées aux droits élémentaires de leurs peuples./. DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI                                                                              

TUNISIE : APRES LA CHUTE DU DICTATEUR B.A…!

24 janvier 2011

             TUNISIE : APRESLA CHUTE DU DICTATEUR B.A. 

                         DE
LA REVOLTE, A
LA REVOLUTION… ! 

  Oui, sans le moindre doute, les Tunisiens ne se sont pas uniquement révoltés pour se libérer                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     débarrasser du  grand dictateur B.A., syndrome confirmé d’un mal rongeur des âmes, des esprits, des corps. 

Ils ne se sont pas, non plus, sacrifiés, pour le seul but de balayer l’ère de l’ignominie, de purifier l’air de la sainte Carthage, de nettoyer les terroirs pollués par les actes et les odeurs nauséabondes de l’abominable pécheur condamné à jamais pour atteinte aux valeurs universelles de Dignité, de Démocratie, de Divinité. 

Ils ont horriblement, et inhumainement souffert pendant de longues décennies, en attendant patiemment, en se préparant judicieusement, à leur prestigieux rendez-vous avec l’Histoire, pour se libérer du joug étrangleur de Ben Ali et de tout ce qu’il 

 incarnait comme haine et infamie.   

 Les révoltes spontanées et soutenues auront contribué à apprécier plus objectivement et plus rigoureusement la situation, et faire l’état des lieux : c’est désormais chose faite. 

Les désastres causés par le tsunami B.A. auront été plus ravageurs, plus dévastateurs, qu’on le croyait. Des taupes humaines, il y en avait/et il y en a partout, dans chaque administration, dans chaque institution, dans chaque coin de rue. 

Le redressement de l’après séisme nécessite une véritable révolution, en profondeur, dans tous les domaines de la vie des Tunisiennes et des Tunisiens, afin que soient définitivement extirpées les racines tentaculaires du mal benalien.   

Le chemin du redressement s’avère  long et  parsemé d’embûches de tous genres. D’où le besoin impérieux  d’opérer des choix, de marcher/avancer/progresser avec clairvoyance, en évitant les pièges dressés par le dictateur. 

Sans plus attendre, il urge absolument de répondre à des questions, à des attentes, à des préoccupations du genre : QUE VEUT EXACTEMENT LE PEUPLE TUNISIEN ? QUELS SONT SES CHOIX PRIORITAIRES ? COMMENT ENVISAGE-T-IL L’AVENIR ? 

QUI FAIT QUOI ? COMMENT AVANCER TOUT EN RECTIFIANT LES HABITUDES DE L’ERE ANTERIEURE ? IL EN EST DE MEME POURLA POLITIQUE ETRANGERE, QUE CERTAINES PUISSANCES OBSERVENT AVEC CONVOITISE OU PATERNALISME…/. 

DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUIU 

POUR UN REEQUILIBRAGE DU PARTENARIAT…!

23 janvier 2011

                           POUR UN REEQUILIBRAGE DU PARTENARIAT                                              MAROCO-EUROPEEN… ! 

  La notion de partenariat entre des états, à force d’être systématiquement employée dans la quasi-totalité des domaines de la vie des pays en voie de développement, finit tellement par se banaliser, qu’elle semble actuellement perdre toute valeur sémantique d’une quelconque fonctionnalité sectorielle déterminée. 

Adoptée, en Occident, pour définir et préciser des types d’échanges qui régissent, d’un commun accord, des rapports inter états souverains, garantissant nécessairement des intérêts réciproques, et accompagnant méthodiquement les processus de leur développement durable, elle aura été, dans la plupart des cas, précédée d’une phase de coopération tous azimuts, entre un certain nombre d’états constituant une communauté, aux préoccupations et aux intérêts communs. 

  Force est de constater, que de tels accords de partenariats font souvent l’objet de consultations populaires préalables et de révisions régulières, dictées par des soucis justifiés d’évaluation et de régulation rigoureuses. 

S’agissant du cas du Maroc, nous pensons, en tant que citoyens, que les choses sont allées très/trop vite, compte tenu de la conjoncture géo-économico-politique, qui prévaut au Maghreb en  général. 

Le Maroc est laborieusement attelé à défendre le dossier de son intégrité territoriale d’une part, et à consolider les fondements démocratiques de base de son développement durable, d’autre part. 

Ce sont là,  deux projets stratégiques qui nécessitent des investissements colossaux, en plus d’une percée diplomatique de pointe. Des contraintes de cette taille, croyons-nous, seraient de nature à créer un désavantage pesant pour les négociateurs nationaux. Du coup, nous semble-t-il, le Maroc risque de mener ses négociations avec ses interlocuteurs européens, en position de faiblesse calamiteuse. 

Ainsi, loin de favoriser la formule «  gagnant-gagnant », le partenariat pourrait tourner court, et revêtir une anomalie effrayante du genre « perdant-gagnant » malgré les bonnes intentions fâcheusement trompeuses. 

Un cadre de partenariat plausible et acceptable par les citoyens, doit obéir à des normes strictes : le respect et la reconnaissance mutuelle des intérêts, l’égalité des chances. Sinon il risque de se transformer en un cadre d’exploitation du faible par le plus puissant, du demandeur par le donateur. Dans ce genre de partenariats, les critères de conditionnalité 

ne pardonnent guère. 

 Avec le temps, le partenaire demandeur, ne peut plus reculer devant  son partenaire désobligeant, et de plus en plus exigeant : et cela n’est plus du partenariat, c’est autre chose. ! ./. DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

                                                                              

REFLEXIONS SUR CERTAINES PRATIQUES DE LA DEMOCRATIE… !

20 janvier 2011

 REFLEXIONS SUR CERTAINES PRATIQUES DE
LA DEMOCRATIE… ! 

On est surpris par certaines pratiques de la démocratie, dans un grand nombre de pays en voie de développement. Il serait question  de créativité innovatrice, sortant du cadre  classique des démocraties universellement reconnues et confirmées comme modèles à  importer. ! 

L’intention serait certes louable, si les pays novateurs jouissaient d’une ancienneté démocratique incontestablement confortable, leur permettant objectivement et logiquement de réaliser des exploits en matière de recherche  scientifiquement convaincante, tant  pour les citoyens , que pour les pays dits amis. 

Nous nous limiterons à deux exemples de pratiques démocratiques jugées révolutionnaires, par leurs adeptes locaux, des schémas méthodo-doctrinaux, jusques – là considérés comme sentiers susceptibles d’aboutir à une meilleure gouvernance des états de droits et de lois : 

1/ La notion d’opposition : après de longues années de plomb et de cendres,  les gouvernants des pays en voie de développement ont réussi à éradiquer toute velléité d’opposition clandestine, en considérant ses auteurs comme de dangereux fauteurs de troubles, et de terroristes hors la loi. 

Les fractions de peuples qui d’habitude sympathisaient avec de tels groupuscules s’étaient vu couper l’herbe sous les pieds, grâce à l’instauration quasi permanente de l’état d’exception, qui autorisait les pouvoirs publics, à se livrer à toutes les actions répressives de «  dernier cris ! » 

Ces  pratiques ‘chirurgicales’ furent jugées par leurs auteurs, comme un passage nécessaire et obligé vers l’acceptation d’une opposition légale, démocratique. On est passé alors d’une extrême à une autre : plus jamais d’opposition clandestine, d’accord pour une opposition « autocensurée, autocontrôlée, mûre, citoyenne. » 

  C’est là, la première nouveauté dont sont fiers les états en voie de démocratisation. Leur enjeu principal, leur pari essentiel, sont désormais gagnés : l’exécutif a toute latitude de gouverner, sans se sentir dérangé outre mesure par une opposition qui n’a de pouvoir que ce qui lui reste comme pouvoir. 

2/La notion de consensus : alors que les débats contradictoires reflètent l’une des pratiques fondamentales de toutes les démocraties traditionnellement et profondément ancrées dans les sociétés avancées, dans les pays dits en voie de démocratisation, les dirigeants, toujours convaincus d’une maturité encore insuffisante des peuples, préfèrent se rabattre sur des pratiques, traditionnellement adoptées et adaptées par des sociétés patriarcales dans le cas de gestion de conflits internes, entre fractions de douars, de tribus : les arrangements par consensus, ou plus expressivement, les manœuvres consensuelles. 

C’est là, la seconde nouveauté dont sont fiers les états en voie de démocratisation. 

On passe subtilement, de la discussion des projets de lois , à de simples arrangements autour d’un succulent verre de thé consensuel, comme le veulent les traditions ancestrales de pays en voie de développement durable de la démocratie. 

Décidément, le monde en voie de développement, n’en finit pas de surprendre. !./. DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI 

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