ILS SONT PASSES PAR LÄ. ILS SONT REPARTIS. D’AUTRES ONT DEBARQUE !

11 juin 2012

                               ILS SONT PASSES PAR LÄ. ILS SONT REPARTIS. D’AUTRES ONT DEBARQUE !

 

 

« Ils » sont de hauts fonctionnaires, de grands chargés de missions, des  responsables locaux, régionaux, centraux, des ministres, des Chefs de gouvernements, des députés, des conseillers, des rois, des commandants de places d’armes, des généraux de divisions, des directeurs d’entreprises, des chercheurs, et d’autres.    

 

« Ils »  sont arrivés un jour de grand soleil pour certains, de brume épaisse pour d’autres. Cela ne dépend pas d’eux, ni du temps, ni du climat, munis d’un ordre de missions et d’un dahir de nomination à un poste donné, se trouvant quelque part au Maroc.

 

« Ils » ont passé de longues années, à la tête d’un département, d’une équipe gouvernementale, ou d’un pays. Animés d’une volonté inébranlable, d’un enthousiasme légendaire, possédés par une passion quasi donquichottesque ; ils ont juré pour certains, prêté serment pour d’autres, de ne ménager aucun effort susceptible de contribuer à s’acquitter de leurs lourdes missions de la façon la plus honnête, la plus compétente, la plus fidèle aux grandes valeurs, aux  inégalables principes fondamentaux de la déontologie rigoureuse de la profession, du grade, de la panoplie de missions dures, rudes, particulièrement exigeantes, qui nécessitent avant tout de l’endurance, de la patience, et de toute évidence de la passion, sans oublier une santé physique et morale de fer inoxydable.

 

Une fois l’émotion contrôlée, mais encore insuffisamment maîtrisée, ils entreprennent les premiers contacts, non pas comme ils ont entendu dire « autant que faire ce peut », mais « il faut, ils doivent, ils se sacrifient » pour les causes nationales en vue desquelles ils ont été nommés, désignés, choisis, selon des cas et en fonction du contexte, de la conjoncture ambiante dans le pays.

 

Et la traversée du désert débute, pour certains c’est un paradis, pour d’autres c’est un enfer, avec une nuance de taille : ce n’est jamais tout à fait un paradis, ni tout à fait un enfer. Entendons par là, que ce sont les nuances qui font les styles. Car il n’est pas demandé à un responsable de parler et de décrire un ciel bleu, ce serait nul, ce ne serait pas pertinent, ce serait vide, ce serait à jeter, à « classer » dans la poubelle.

 

Puis, des années passent, se succèdent et se ressemblent. On est broyé par le temps, on se consacre entièrement aux missions, sans avoir la possibilité de respirer, de réfléchir, de méditer. C’est bien là que le bât blesse, vu qu’on ne gère pas le temps, mais on est plutôt géré par le temps.

 

Arrive le jour où on doit partir, car il le faut bien, d’une façon ou d’une autre, sans avoir légué quoi que ce soit ! Notre société est fière de son oral, de son oralité. Les seules traces qu’on laisse, sont d’ordre administratif. Est-ce parce que nous n’aimons pas écrire ? Nous ne voulons pas écrire ? Nous n’avons pas le droit d’écrire ?

 

Les traces écrites dont je souhaiterais parler, devraient faire partie de mémoires de réflexions, de points de vue, d’opinions personnelles. Mais quel gâchis ! A la veille du départ d’un responsable, on procède d’une manière expéditive à une passation de consignes, à une remise de documents administratifs officiels, bref tout sauf le plus important : des mémoires, des souvenirs, des descriptifs de lieux, d’espaces, de la société, des potentialités  humaines, matérielles, culturelles, dont bénéficient, la ville, la province, la région, le pays !

 

Qu’est-ce qui empêcherait, par exemple un Wali, un ministre, un  haut responsable d’un domaine donné, un commandant d’une région,  et j’en passe, de rédiger chaque jour, des traces écrites sur les points saillants de sa journée, avec son entourage, ses collègues, la société, le milieu, les spécificités régionales en général. non point exclusivement dans son domaine. Il s’agit bien de traces écrites ouvertes sur le milieu social, économique, sportif, éducatif, et autres.

 

De telles sources, de tels repaires, de telles informations évènementielles, circonstancielles et circonstanciées, pourraient faire l’objet de documents-patrimoines scientifiques dont notre pays a grandement besoin, pour  conduire des études plus approfondies sur la région, ou du moins pour renforcer les formations initiales et continues de nouveaux responsables, appelées dans le jargon : les formations expérientielles par alternance, sur le terrain.

 

Je sais que parmi les lecteurs de cet essai, se trouveraient quelques uns qui partageraient ces visions.

Imaginons un seul instant que le genre de traces écrites retrouvées sur des bureaux de hauts responsables partants, soient lues, consultées, exploitées, par de nouveaux arrivants dans le sens d’entreprendre des investigations laborieuses comme des études de cas,  ou de rédiger des  mémoires d’étudiants.

 

Qu’on ne dise surtout pas que ce serait une corvée supplémentaire, et que le temps, pour ce faire, manque lamentablement. Dans le cas où ce prétexte s’avère véridique, il importe que les grands responsables de la nation se penchent sérieusement sur  ce problème monumental : le peu de crédit que les hauts responsables du Maroc attachent à la créativité, aux points de vue, et à l’opinion personnelle des fonctionnaires et des chargés de missions.

 

De ce fait, ces mêmes responsables auraient tant de choses à relater, à décrire, à mettre en exergue, si tant est que les plus hauts responsables de l’Etat Nation trouvent un véritable plaisir qui est celui de s’adonner, fièrement et consciencieusement, aux productions écrites, synonymes d’assurer une discipline de traçabilité par des mémoires, qui en s’accumulant régulièrement ne manqueraient pas d’enrichir la mémoire collective de la société marocaine.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

 

DES QUESTIONS POSEES PAR SOUS TRAITANCE !

9 juin 2012

                       DES QUESTIONS POSEES PAR SOUS TRAITANCE !

 

     La question, dans certaines sociétés n’est posée le plus souvent que lorsqu’une  question identique ou  presque a été préalablement posée, ailleurs, c’est-à-dire hors du petit cercle dans lequel on vit, lui-même composé d’une infinité de petits cercles, qui se croisent des fois, et se télescopent d’autres fois.

 

Il ne serait peut-être pas idiot de tenter, chaque fois que l’occasion se présente, de comprendre le pourquoi de petites choses avant celui des grandes affaires, toute réserve étant faite sur les tailles ou les dimensions des unes comme des autres.

 

En voilà une qui paraît-il taraude sérieusement certains esprits de grands intellectuels tout récemment convertis et/ou reconvertis puis politisés, à la hâte, sans guère laisser  passer l’occasion tant attendue pour mettre en marche des mécanismes offensifs de leurs appareils questionneurs : «  que pensez-vous du P.J.D. marocain ayant Benkirane comme répondeur optimal aux questions des deux chaines TV nationales ? »

 

N’oublions surtout pas que le poseur de questions aussi innocentes, adressées aux composantes de son cercle, prend toutes ses précautions langagières et humaines en vue de sauvegarder l’unité et la cohésion de son groupe au sein duquel il grégarise, corps et âme.

 

Subitement, coup sur coup, notre poseur de tarauderies foncièrement bien sensées, enchaîne pour gagner du temps : «  ne voyez-vous pas que Benkirane porte une cravate bleue-blanche,  tout en gardant ses attitudes de militant fébrile du P.J.D. ? »

 

« C’est exactement ce qui me tracasse l’esprit ; au fait, qui répondait aux questions des deux journalistes : le militant galvanisateur des foules ou plutôt le Chef du gouvernement banalisé ? » renchérit un autre  poseur de questions lacrymogènes, qui regrette tant de ne pas avoir pu poser d’autres questions sur l’augmentation du prix du carburant ou sur les épineuses modalités propres aux concours de recrutements des Ressources Humaines.

 

Mais ce  qui donne à de tels échanges communicationnels un goût franc de piment intelligemment saupoudré, c’est le fait que depuis la tenue des dernières élections législatives, et la nomination de

M. Benkirane à la tête du gouvernement de coalition, on s’intéresse davantage à la chose politique, en mettant  évidemment l’accent sur l’aspect  qu’on veut  classer dans du sensationnel, et du spectaculaire.

 

Oui, c’est un fait notoire de toute vraisemblance lorsque des créateurs d’événements chocs trouvent en face d’eux des commentateurs de réponses au moyen de questions phares, jugées en conformité avec des actualités qui accrochent et captent l’intérêt vital des couches populaires, des plus démunies, aux situations des plus précaires. Car désormais, il n’y a rien à dissimuler, il faut tout dévoiler pour mieux le dénoncer, puis le combattre.

 

Tout est appelé à changer, et surtout l’utilisation des techniques et moyens audiovisuels qui avaient causé de terribles dégâts sur tous les plans et à tous les niveaux. A la limite, ce n’est pas le contenu des émissions télévisées qui compte le plus. C’est plutôt le climat ambiant des émissions, c’est le souci de l’aération, du naturel, de l’authentique, du vrai, du juste.

 

Ce qui importe le plus, ce sont  les attitudes, beaucoup plus que les positions ou les comportements. Au lieu du sacrosaint contenu enveloppé et enveloppant des questions pièges, poussant le chargé d’affaires interviewé , à ses derniers repaires, le dos contre le mur, où la langue de bois s’ingéniait diaboliquement à diaboliser les questions, les réponses, les commentaires des représentants inconditionnels du pouvoir qui ne ménageaient aucun moyen pour remplir sa mission de rabaissement, d’avilissement, et de démolition, systématiques de la personne convoquée et point invitée.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

 

 

 

 

 

MAROC SOCIETE : LES LIMITES DES APPROCHES SECURITAIRES

5 juin 2012

                  MAROC SOCIETE : LES LIMITES DES APPROCHES SECURITAIRES

     

   En feuilletant certaines pages de la presse écrite marocaine, on est souvent frappé par le nombre effrayant et sidérant d’affaires-et le mot n’est pas choisi par souci d’euphémismes socioculturels-pourtant s’inscrivant dans une rubrique à priori réservée à des faits divers, si tant est que l’on soit d’accord sur l’acception sémantique du signifiant et du signifié du concept «  F.D. », en vogue dans une société particulièrement éblouie par l’invasion systématique  de titres et de sous titres quasi insignifiants qui assaillent inlassablement le lecteur et/ou le téléspectateur à la recherche d’un brin de calme quelque part dans les rues des grandes villes du Maroc.

 

Cela étant dit, encore faudrait-il partager-le concept est également en vogue chez nous- les mêmes soucis grégaires du fait que la société au sein de laquelle nous vivons, fait tout pour être et demeurer sournoisement dans un creuset socioculturel, on dirait spécialement conçu pour elle.

 

En réalité, tout paraît démodé et modelé selon des moules archaïquement stéréotypés : partout on ne parle quotidiennement que de tueries horribles, de crimes bien soignés parce que méticuleusement prémédités, d’histoires de viols impitoyables, d’incestes atypiques, sans citer les accidents de tous genres qui endeuillent chaque moment des familles entières.

 

Curieuse société que la nôtre qui se croit sur la voie de la modernité, après avoir perdu tous ses repaires,  toutes ses racines, en se faisant bêtement enrouler, embobiner par des individus assoiffés de faits divers sur mesure. De surcroit, ils relatent, ils décrivent, ils  jugent, ils condamnent des morts et des survivants.

 

On a l’impression du fade, du fastidieux, du malsain : les faits divers sur mesure semblent évoqués avec  une absurdité accablante et malhonnête, comme si leurs auteurs  étaient payés pour camoufler des vérités criantes qui deviennent banales par la force des choses .Le citoyen est sollicité, est incité à fuir la politique de son pays et se réserve le droit de la glaner ailleurs.

 

Cela, tout cela sent du faux, du nauséabond, à gogo ! Ils croient détenir toutes les vérité ces caféards assidus, ces cafieux fidèles et désœuvrés qui, en  entendant parler  de toxicomanie suffisamment installée aux coins et aux recoins des grandes artères, en entendant raconter des scènes macabres,  finissent de siroter leur diabolo menthe puis réclamer des interventions des plus musclées des forces de l’ordre,  celles des forces spéciales,  pour opérer des nettoyages, pour endiguer les avatars du  crime, de la drogue, du sexe.

 

« Pour  guérir les maux qui gangrènent la société, il n’y a pas trente-six solutions, s’exclament-ils: il faut ramasser toute cette racaille, jusqu’au  dernier, il faut libérer la société de ces sous hommes qui y font régner une terreur féroce, il faut jeter tout ce déché du monde,  en prison, etc.… ! »

 

Voilà le type de discours revendicatifs, revanchards, bagnards, que tiennent ceux de notre société qui veulent s’accaparer pour eux seuls, le droit de vivre impunément dans leur Maroc : ils réclament des interventions à la mesure du crime, ils exigent des services compétents le recours aux méthodes fortes pour se débarrasser une fois pour toutes de « cette vermine », qui déstabilise leur quiétude, leur plaisir, leurs intérêts égoïstes. Le respect du critère social de l’altérité devrait, selon cette caste, irrémédiablement aboli.

 

Finies donc, les leçons de morale citoyenne ; finis les grands principes de la société honnête qui voit les choses tout autrement. Les maux sociaux qui rongent notre société  sont tout autres, ou du moins il n’y aurait pas exclusivement que le recours sauvage aux approches sécuritaires.

 

Si la société a  droit à la protection  des biens et des personnes, elle n’en a pas moins le devoir citoyen de contribuer au redressement de la situation au moyen de l’éducation rapprochée, l’éducation orientée, l’assistance sociale et médicale, l’assistance psychologique, la protection des cas abandonnés et des cas spécifiques.

 

« Les malades » ou « les gangs » en question,  sont des citoyens au même titre que tous les autres. Ils ont, eux aussi, le  droit aux études, le droit au travail, le droit aux soins adaptés à leur état physique, psychique, mental et moral. Dans tous les cas de figure, ils ont le droit inaliénable de bénéficie, eux aussi, d’un jugement juste et équitable, d’une prise en charge et d’un suivi honorables, car c’est bien leur dignité humaine et citoyenne qui est en jeu. /

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

 

 

 

L’AFFAIRE DU SAHARA DEVRAIT MOBILISER TOUS LES PEUPLES

3 juin 2012

L’AFFAIRE DU SAHARA DEVRAIT MOBILISER TOUS LES PEUPLES

                                DU GRAND MAGHREB

 

    Chaque fois qu’une occasion se présente, les dirigeants des pays du Grand Maghreb affirment sans détour que tous les blocages qui freinent la « lancée du G.M. »-comme si déjà cette entité était mise sur des rails ou sur une rampe de lancement adéquat- ont pour cause maudite la non résolution du problème du « Sahara occidental », référence précise faite afin d’éviter une quelconque confusion avec le « Sahara oriental ».

 

Comme par hasard, les dirigeants-anciens ou nouveaux- dela Tunisie, dela Libye, et dela Mauritanie, préfèrent l’adoption d’une neutralité, à la fois curieuse et suspecte, en conformité calquée sur des textes onusiens, le plus souvent dépassés par des évènements de dernière minute.

 

Ne parlons pas des attitudes moribondes dela LigueArabeou dela Conférencedes Etats Islamiques qui peinent à trouver des mots dénudés de toute sémantique enclenchant une quelconque susceptibilité des Marocains ou des Algériens.

 

Tous les dirigeants des différents ensembles cités se contentent de dire en répétant pour la nième fois  la formule : « afin de garantir une paix juste et durable dans la région et sous région du Grand Maghreb, nous incitons toutes les parties concernées et intéressées à coopérer inlassablement en vue de trouver une issue de sagesse à cette crise qui n’a que trop duré, et qui ne cesse de revêtir un caractère de dangerosité, source de tous les malheurs qui enveniment les relations fraternelles qui devraient constituer le cordon de solidarité entre les peuples de la région ».

 

Désormais le concept sacrosaint d’autodétermination est évoqué et invoqué et par le Maroc et par l’Algérie d’autant plus qu’il ne fait plus peur depuis qu’on s’est donné la peine de consulter les fameux documents de droit international.

 

De ce fait, le Conseil de sécurité devrait non pas appuyer telle ou telle thèse des parties concernées et intéressées, mais plutôt inviter toutes les parties concernées et intéressées à rendre possibles et effectives l’organisation et la tenue d’un référendum d’autodétermination au profit des populations sahraouies là où elles se trouvent.

 

En définitive, les Etats du Grand Maghreb ne doivent plus se contenter de pérorer des discours tout fabriqués qui, à la limite nuisent beaucoup plus à la volonté de trouver une solution juste, durable et acceptable par toutes les parties concernées et intéressées.

En somme, les Etats du Grand Maghreb se devraient de se mobiliser et de mobiliser leur potentiel humain et matériel en vue de trouver une telle solution qui ne pourrait être qu’inclusive et point exclusive. /.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

 

MAROC : PAYS DES FESTIVALS

1 juin 2012

                                             MAROC : PAYS DES FESTIVALS

 

    Si l’on s‘amuse à tenter de définir les faits culturels qui émaillent la scène nationale tout au long de l’année, on ne pourra s ’empêcher de citer en priorité des festivals grandioses, comme étant des occasions spectaculaires destinées en premier, à jeter un public varié dans un bain mixte d’échanges linguistiques, communicatifs, éducatifs, socioculturels, économiques et pourquoi pas  politiques.

 

Il et aisé de constater que ce qui prime dans de telles rencontres organisées par les institutions de tutelle pour des publics, qui eux mêmes se distinguent  par leur diversité, leur hétérogénéité, leur envie de découvrir de nouveaux visages, de nouveaux paysages, et de nouvelles scènes jusque-là inconnus, de prendre un contact direct avec des cultures et des civilisations venues d’ailleurs.

 

Mais en plus de l’envie, de la curiosité, les festivals offrent aux populations des occasions inestimables de voyager dans un univers à la fois imaginaire et réel, à tous les points de vue. Comme si on voulait s’oublier, oublier le «  vif du sujet », oublier ses amertumes, se distraire, se refaire une jeunesse, changer, échanger, et surtout partager un plaisir et un bonheur éphémère, qui ne dure, tout au plus, que quelques heures.

 

 De telles occasions qui motivent les sensations stimulées par des rencontres, renferment inévitablement des spectacles éblouissants, aux mille et une lumières éclairant synchroniquement et balayant diachroniquement des mille et une nuits.

 

Il importe en plus, de souligner que les festivals sont des occasions de rencontres planifiées, programmées, organisées méticuleusement, par des instances rompues aux festivités, aux bains de foule. Parmi les festivals les plus prisés et donc les plus marqués, figurent en premier lieu les festivals de musiques diverses, de danses folkloriques, de tous les coins de la planète, ainsi que de prestigieux et incontournables festivals de films.

 

Toutefois, si l’on excepte le fait que chaque festival organisé au Maroc apporte avec lui son  lot de rayonnement économique, commercial,-car ne l’oublions pas, une foultitude de familles modestes profitent de ces types d’événements pour s’approvisionner, en gadgets de souvenirs, en maints petits objets de curiosité, pour en offrir à leurs gosses à l’occasion des fêtes populaires de mariage, de circoncision, entre autres-la société marocaine semble souvent divisée quant à l’intérêt concret des festivals aux goûts et images importés. Certaines composantes sociales marocaines, ne semblent guère partager les points de vue dits de modernistes convaincus.

 

Loin de valoriser l’aspect enrichissant du contact avec des faits culturels et civilisation els venus d’ailleurs, de profondes réticences et de sérieuses réserves, et pas des moindres, se déclarent ouvertement et ostensiblement. Des avis divergent de plus en plus, au grand jour, et ce qui paraissait être, dans un premier temps, une simple question d’impression ou d’appréciation individuelles, tend au fil des années, à prendre de l’ampleur au sein de la société : « à quoi servent ces festivals étranges et étrangers sinon à déranger et à éclabousser nos us et coutumes ?! Nous n’avons aucun rapport avec ce genre de rencontres qui portent atteinte à nos traditions, à nos habitudes, aux normes de notre société, et à celles de notre religion ! Ce n’est plus le Maroc que nous connaissions auparavant ! Où va notre société ? Est-ce là la modernité, dont on nous parle du matin au soir ? »

 

« Il fut une époque où l’ont parlait d’un Maroc utile et d’un Maroc inutile. Aujourd’hui, on peut parler d’une multitude de Maroc(s) depuis que notre société est rongée par un virus appelé ouverture sur la modernité » s’exclama un vieux couple qui tentait difficilement de se frayer un mini passage au beau milieu d’une foule de spectateurs fébriles et ébahis en regardant les mouvements saccadés de couples de danseurs aux habits si légers que le petit air frais de minuit, n’avait aucun mal à plier, à déplier, pour ensuite les froisser./

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

 

MAROC : PERCEPTION ET RÖLES DE L’OPPOSITION PARLEMENTAIRE

29 mai 2012

    MAROC : PERCEPTION ET RÖLES DE L’OPPOSITION PARLEMENTAIRE

                                  

 

     Dans la majorité des démocraties traditionnelles et celles d’avant-garde, il serait aisé de constater que la majorité gouvernementale commence toujours par s’ingénier à prendre confiance en elle-même, pour tenter ensuite de conquérir la confiance de la société civile, tout en aspirant, légitimement, à gagner la confiance du peuple.

 

Ces trois étapes essentielles pour asseoir les pratiques démocratiques sur un socle sûr  et fortement consolidé, ne  devraient pas être l’œuvre exclusive de la majorité gouvernementale. Car il ne s’agit pas chaque fois de recommencer à partir de zéro, sachant qu’il ya toujours un passé démocratique, auquel on se réfère en vue d’en fortifier les constantes, d’une part, et de marquer, d’autre part, la nouvelle ère par des empruntes spécifiques à la nouvelle majorité gouvernementale, appelée selon les jargons utilisés « style », « variantes », « visions », « stratégies et/ ou  approches spécifiques ».

 

De ce fait, la société ne se voit pas régulièrement bousculée, déstabilisée, car ce qui importe surtout dans les systèmes démocratiques, c’est le respect du critère fondamental de la pérennité des grandes constantes,  telles que les libertés, l’égalité des chances, la justice, la paix.

 

Si nous prenions un exemple concret propre à la société marocaine, en l’occurrence  la recherche des voies et moyens en vue d’endiguer le chômage des jeunes, il ne serait pas juste de tout mettre sur le dos de la nouvelle majorité gouvernementale.

 

En revanche, il serait juste et logique de demander à  cette nouvelle majorité gouvernementale  de dévoiler/d’exposer ses approches et sa conception,  ou ses stratégies adoptables dans le but d’endiguer  la crise du chômage des jeunes, accompagnées de propositions concrètes clairement précisées, dans le temps et dans l’espace, conformément à un calendrier arrêté, en fonction des possibilités  matérielles mises en œuvre et des cahiers des charges rigoureusement élaborés.

 

Et c’est bien là qu’intervient le rôle déterminant de l’opposition parlementaire qui  ne devrait pas se limiter à  dénoncer, à critiquer la situation « désastreuse » de l’embauche des jeunes, mais plutôt à faire des propositions concrètes, spécifiques,  de la vision de l’opposition. Dans ce cas précis, on parlerait même de catastrophe nationale devant mobiliser  et impliquer toutes les forces vives de la nation.

 

Bien plus, il serait même  pertinent de créer des commissions mixtes, ou un conseil général de l’embauche des jeunes, chargé de faire des propositions concrètes et négociées avec  les acteurs et les partenaires sociaux.

 

Par conséquent il revient à dire que le travail de l’opposition gagnerait certainement à être valorisé et pris en compte pour  la résolution des problèmes gravissimes, ou du mois leur allègement.

 

C’est le cas ainsi, de types de démocraties participatives, où prime le développement durable du pays, avant toute autre priorité.

 

Voilà donc, un exemple de préalable nécessaire, à toute action parlementaire, toutefois  insuffisant, mais rigoureusement négociable entre les principaux acteurs et partenaires de la société, dans le cas où il s’agirait vraiment d’endiguer, au lieu de prétendre résoudre  ou éradiquer définitivement, le problème épineux du chômage des jeunes. /.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

 

 

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LE MALI : TERRE DE TOUTES LES INCERTITUDES ?

28 mai 2012

LE MALI : TERRE DE TOUTES LES INCERTITUDES ?

 

De nombreux observateurs régionaux et internationaux s’interrogent, avec insistance, sur les raisons objectives qui incitent les grandes puissances à pratiquer la sourde oreille, à propos de ce qui se passe au Mali.

 

Comment justifier, par exemple, le silence le moins qu’on puisse dire curieux et bizarre des grandes puissances  telles quela France, et/ou les USA. ?

 

Rappelons, au passage, les événements qui secouaient le Tchad, sanctuaire privilégié de «  la force tranquille » française, bien avant l’époque de Sarkozy. Les troupes françaises, ne sont jamais restées les bras croisés, chaque fois que la sécurité du Tchad se trouvait, un tant soit peu, menacée par «  des forces du mal », ou par « des brigands ».

 

Ce n’est là qu’un simple exemple, quoi qu’il n’y ait aucunement lieu de comparer des incomparables, à tous les points de vue. Souvent, on prétextait que la puissance française s’ingérait directement dans les affaires intérieures d’Etats Africains, surtout pour défendre ses intérêts stratégiques et économiques.

 

 Ce fut le cas, en Mauritanie, au Niger, en Centre Afrique, au Tchad, en Libye….Sans évoquer ses interventions indirectes en Guinée, au Bénin, dans les Iles Comores, au Burkina Faso, en Côte d’ivoire, au Mali, à Madagascar, au Maghreb, entre bien d’autres.

 

Aussi, comment expliquerait-on la position et l’attitude françaises dites de «  neutralité positive » au Mali, menacé par la sécheresse et la famine chroniques, pays secoué par des coups d’Etats à répétitions, ainsi que l’invasion et l’occupation de tout le nord par des Touaregs et des mouvements salafistes de tous genres tels que Ansar Eddine Wa Acharia,  Al Jihad Wa Tawhid,la PrédicationWaAl Jihad appuyés ouvertement par le mouvement sécessionniste Bocqua Haram au Nigéria et El Qaida?

 

A ce sujet, les Touaregs viennent d’ailleurs de signer un pacte d’union  et de coordination avec des mouvements de rébellion, couronné par  la proclamation, urbi et orbi, au nord du Mali, d’un Etat Islamique Fédérant la grande majorité des rébellions sévissant au Sahel et aux territoires limitrophes du grand Sahara.

 

Face à ces crises endémiques qui ravagent tout le grand désert subsaharien, l’ancienne puissance coloniale demeurait impassible sinon indifférente, du moins avant l’arrivée au pouvoir, de la gauche socialiste. Serait-ce parce que M.Sarkozy, s’obstinait, avec préméditation, à programmer et à planifier sciemment ses interventions en Afrique, selon un agenda propre à lui, en adéquation maximale avec ses humeurs et son tempérament électoralistes personnels ?

 

Est-ce que tout dépendait de certaines « conjonctures conjecturelles », comme dirait  l’autre ?

Est- ce que les empires colonialistes se moquent éperdument du passé, du présent, du futur des   populations d’anciennes colonies ?

 

Dans l’incertitude totale de réactions à la mesure des défis, les Etats Africains ex colonisés par l’empire de tutelle méritent bien leur sort ; auquel cas ils devraient s’habituer sagement et patiemment  à s’attendre au pire, par les temps qui courent.

 

Car,  toutes les colonisations ont un avant, un pendant, et un après : cela semble être une règle  de base prescrite par les grandes puissances de ce monde. Ce serait un mal nécessaire, parait-il !

DE VIVVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES SPECIFICITES DU PRESIDENT BARACK OBAMA

25 mai 2012

           LES SPECIFICITES DU PRESIDENT  BARACK OBAMA

 

   Qu’il est facile de tirer des enseignements qu’on souhaite, et de multiplier des jugements de valeur sur une personnalité politique bien ciblée surtout en se fiant à ce qui s’appelle depuis un certain temps la science événementielle dans «  les grandes démocraties de ce monde ».

 

Ainsi, pourrait-on affirmer qu’en matière politique de tels Etats, ce sont les événements qui créent les personnages et non pas l’inverse comme on se le représente, passivement, sournoisement, et même tendancieusement.

 

L’exemple de Barack Obama paraît, dans pareil cas, le plus notoire, à plusieurs titres. Homme de couleur, il succède à G.W.Busch, en profitant d’un opportunisme très remarqué, de nombreuses coïncidences événementielles dont le phénomène du désir endémique, presque narcissique de changement chez les Américains.

 

Ils en ont marre, marre de faire la guerre, marre de vivre en paix. L’Afghanistan-pays musulman- semble représenter pour B.O. un événement prétexte, une aubaine héritée de la famille Busch.  B.O. ne fournit pas le moindre effort en sautant sur cette  occasion pré-créée, qui s’est offerte à lui tel un cadeau de Noël.

 

Après avoir décortiqué les problématiques de ce que même des  dirigeants musulmans appellent « terrorisme international », il conçoit et élabore une stratégie dictée par l’événement de « l’intégrisme religieux ». En d’autres termes, Busch lui a légué le piège afghan, ex piège de l’ex URSS, puis celui de la puissance de frappe occidentale.

 

Il a sympathisé, au moyen de discours mielleux, avec des Etats arabo-musulmans pour « se faire comprendre et se faire incruster une image propre à lui » pour ensuite poursuivre la sale besogne de ses prédécesseurs. Le  reste, ce sont ces mêmes Etats arabo- musulmans qui s’y sont investis directement et indirectement, soit par leur indifférence totale ou par leur silence plus cher que leur or noir.

 

En Irak, pragmatique qu’il est, B.O. sans se mouiller dans des marécages hérités démagogiquement et démocratiquement par lui,  adopte sa stratégie de prédilection qui se résume ainsi : laissons à ces Arabes et à ces musulmans, le soin de régler entre eux leurs différends d’ailleurs chroniques.

 

D’une pierre plusieurs coups, la crise irakienne jouera un rôle de coordinateur d’autres crises au moyen Orient. En ayant recours à des tactiques de veilleur des nuits irakiennes, il permet aux autres puissances occidentales de contrôler et de maîtriser la situation, par pays interposés, de la région et des sous régions arabo-musulmanes.

 

En fin de compte, ce sont ces mêmes Etats Arabo-musulmans qui entretiennent le feu dans les foyers de tension en Iran, au Bahreïn, en Syrie, au Yémen, au Soudan, en Somalie, au Nigéria, au Sahel. Que dire, en outre, du rôle des USA dans l’avènement et le futur des printemps arabes, dans les situations en Palestine, et au  Maghreb ?

 

De cette manière, tout le monde arabo-musulman se livre des guerres fratricides, sectaires, avec la bénédiction et le concours des USA, sous le regard domestiqué, impuissant, et/ou complice de la communauté internationale.

 

Le style  de Barack Obama, dans la gestion et le suivi des  foyers de tension se distingue clairement par une stratégie diabolique et longuement  méditée. On dirait qu’il a de vieux comptes à régler avec  les peuples de cette région arabo-musulmane !

 

Alors, il joue des rôles discrets à partir d’événements circonstanciés et circonstanciels créés par d’autres Etats de la région, il fait semblant d’agir en qualité d’humaniste s’interdisant toute violation ou atteinte aux droits sacrés des peuples, par le biais d’autres principes en vogue tels que la non ingérence directe dans les affaires intérieures des Etats concernés et visés, l’implication directe des Etats de la région pour combattre « le terrorisme islamique », « le terrorisme chiite », « le terrorisme  salafiste », et en brandissant tout haut, comme tout dernièrement le slogan non innocent : la défense des droits de certaines minorités.(…).

 

D’après Barack Obama et ses acolytes de la région, pour anéantir les extrémismes musulmans il n’y aurait pas mieux que de les combattre au nom d’un Islam politique, modéré, en l’occurrence celui des Etats arabo-musulmans du Golf  à l’Océan./.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

 

 

 

A M. BENKIRANE CHEF DU GOUVERNEMENT MAROCAIN

22 mai 2012

A  M. BENKIRANE CHEF DU GOUVERNEMENT MAROCAIN

 

    Combien j’ai hésité avant de me décider finalement à  m’adresser directement à vous par circuit internet, tellement on nous a ingurgité des manières dites respectueuses de certains rites communicationnels, d’autant que je ne saurais, à aucun moment oublier que mon texte, celui d’un simple citoyen que je suis, a l’insigne honneur  d’être destiné à la personnalité politique que vous avez accepté d’assumer, d’incarner, et donc de représenter au lendemain de votre nomination par S.M. Le Roi Mohammed VI.

 

Combien je me sens heureux et « galvanisé » d’apprendre, de constater, que vous tenez toujours, grâce à vos profondes convictions, à garder les traits, les attitudes, les prises de positions sages et éclairées, le brillant étudiant, le bon « frère », à la forte et magnanime personnalité, que vous aviez  toujours été tout au long de votre remarquable parcours universitaire, pendant les années 1970.

 

Cela étant dit,  tant bien que mal, permettez- moi mon cher Chef du gouvernement de vous faire part d’un certain nombre de réflexions non pas philosophiques, car je sais que c’est bien là votre domaine de prédilection, ni non plus politiques, car ce n’est pas au petit « militant » profane de prétendre exprimer des points de vue sur tel ou tel aspect  du paysage actuel  socio politico économico culturel national(….). !

 

Cher M. le Chef du Gouvernement, ils sont très nombreux  celles et ceux qui savent pertinemment et sciemment que vous êtes aux commandes d’un  bateau que vous connaissez profondément, et dont vous découvrez et découvrirez des coins et des recoins des plus isolés.

 

Toutefois, vos électeurs sont aussi exigeants, sinon plus que vous ne le croyez. Aussi serait-il particulièrement vital de fournir tous  les efforts possibles afin d’honorer et de respecter toute parole, toute promesse, toute échéance, tout rendez-vous donné au Peuple dela Nation, de cette grande Nation qu’est le royaume du Maroc.

 

En plus, le peuple marocain s’est toujours battu pour  le changement, la rectification, la transformation, qui sont avant tout d’ordre éducatif. Le peuple cherche le meilleur, le juste, le droit, l’équitable, le vrai, le véritable, le sage, le bien fondé, le rationnel, le raisonnable, le vérifiable, la paix.

 

Si le peuple marocain s’est toujours âprement battu, c’est bien pour avoir du travail, un logis, un foyer, l’accès aux soins élémentaires, l’accès à l’éducation maximale qualifiante et honorable.

 

Il s’agit donc d’un peuple vaillant, foncièrement bon, qui sait plus que l’on croit, pardonner, oublier, juger, distinguer, se détromper, mais surtout et avant tout lucide ; en étant fier de son passé, il cherche à vivre à l’aise et dignement  au présent, et il aspire humainement et démocratiquement à  être respectueux de ses devoirs et de ses droits légitimes et inaliénables.

 

En acceptant votre programme, ou plutôt le programme de la majorité gouvernementale, soyez sûr que le peuple marocain est doté naturellement, et grâce à Allah Le Tout Puissant, d’une mémoire invincible, infaillible, inoxydable. Pragmatique, intelligent, il valorise quand il est valorisé, il n’est point ingrat. Wa Salam. /.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

MAROC EDUCATION : UNE EGALITE DES CHANCES SAPEE A LA BASE !

20 mai 2012

          MAROC EDUCATION : UNE EGALITE DES CHANCES SAPEE A LA BASE !

 

   Il serait particulièrement aisé de s’attaquer « virilement » aux différentes composantes du système éducatif marocain !

 

Ce genre de propos se veut une réaction de hauts responsables qui pilotent le géant appareil de l’Education au Maroc, de la crête climatisée  au confort parfumé de la pyramide jusqu’au petit coin réservé à l’alimentation de petits êtres humains dans un secteur scolaire perdu quelque part entre deux dunes de sable aux confins enclavés de la porte du désert.

 

Toutefois, il serait aussi aisé de rétorquer « fébrilement » à cette sorte de riposte langagière préfabriquée dans un des plus impressionnants salons réservés exclusivement à la tenue sporadique de conférences de presse, destinée à calmer des esprits et à lier des langues de citoyens.

 

Je ne saurais m’exprimer, dans pareille situation, au contexte dit national, sans penser aux petits

ruraux condamnés à vivre leur scolarité primaire dans un Maroc profondément différent d’un Maroc que les médias officiels s’ingénient à faire miroiter à longueur de journée, dans le but malsain d’exporter des images perverses et fausses d’une réalité diaboliquement trompeuse, et outrageusement erronée.

 

Je ne pourrais me permettre de tronquer certaines vérités actuelles du paysage scolaire, appartenant au Maroc appelé autrefois « inutile » par le protectorat, et que les pilotes du sommet de leur crête s’attellent toujours, fort soigneusement et fort professionnellement, à décrire en laissant libre court à leur paranoïa imaginaire, le métamorphosant indécemment en paysage paradisiaque, au service de multinationales touristiques voulant à tout prix faire refléter un semblant de bonheur au moyen d’une image larmoyante de petits enfants pris en train de grelotter de froid, et de pleurnicher de faim.

 

Je ne devrais jamais me pardonner de contribuer /ni d’avoir contribué, un seul instant,  à parler d’égalité des chances en brandissant ostentatoirement un slogan le moins que l’on puisse dire rabaissant, insultant, dévalorisant, déshumanisant.

 

Mais au fait, de quel enseignement « utile » ose-t-on nous matraquer les oreilles, du matin au soir, en torpillant les vérités de « l’inutilité » et en créant à leur place de fausses et prétentieuses « utilités »,commettant indubitablement d’effroyables sacrilèges ?!!!

 

Je me mépriserais  à cracher si je ne dénonçais peu ou pas l’inégalité des chances ou plutôt l’égalité des malchances qui sévit dans l’école marocaine. Car, c’est de cela qu’il est question, c’est de cela qu’il a toujours été question !

 

La propagande est une pratique courante, en guerre. C’est même l’un des principes fondamentaux des grandes guerres, qui repose essentiellement sur la dévalorisation de l’ennemi, le dénigrement,  le mensonge, les allégations, la rumeur, la déformation des informations.

 

Il en est de même dans le développement d’un domaine aussi politisé « l’Education  Nationale Marocaine » avec une différence près, en l’occurrence , les spécificités des guerres politiques que se livrent inlassablement et  impitoyablement des groupes de la société civile, dans le but avoué de servir leur cause politique qui n’est autre que la volonté de remporter des victoires, sur une opinion publique déjà irrémédiablement essoufflée, déçue, meurtrie, blasée, et en fin de compte terrassée, grâce en premier lieu, à un système aguerri  de propagande adéquate./.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

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